Résumé

Jules Clavé Revue des Deux Mondes

Un ruisseau qui fait tourner en grondant une roue hydraulique, un nuage de fumée bleue qui s’échappe d’un hangar en planches et tranche sur le sombre feuillage de la forêt, des tronces de sapin éparses sur le sol et attendant leur tour, le bruit sourd et régulier de la scie qui tombe en mordant le bois, donnent à ces usines primitives un charme tout particulier. Une scierie à plomb, la plus simple de toutes, représente un capital d’environ 3,000 fr., et peut débiter annuellement trente mille planches, d’une valeur de 40,000 ou 45,000 fr.
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Jules Clavé Revue des Deux Mondes

Le chêne vert se rencontre tantôt mélangé avec les deux essences dont je viens de parler, tantôt à l’état pur, et formant parfois des massifs importans. Avec sa feuille petite, ovale, persistante, d’un vert sombre, il ressemble plus à l’olivier qu’au chêne de nos contrées, et n’étaient les glands qu’il produit, on ne s’expliquerait pas la place qu’il occupe dans la classification des botanistes. Le chêne vert croît très lentement et n’arrive jamais à une grande hauteur ; il donne un bois très dense, propre au charronnage et remarquable par la finesse et l’homogénéité de son grain.
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Jules Clavé Revue des Deux Mondes

Ancienne colonie française, peuplée encore de nos compatriotes, le Canada nous inspire peut-être moins de sympathie par ses souvenirs, pourtant si vivaces encore, que par l’idée poétique que nous nous en faisons. Nous avons si souvent, avec Cooper et Chateaubriand, erré dans ses forêts solitaires, chassé le daim dans ses prairies sans limites, descendu dans des barques d’écorce le cours torrentueux de ses fleuves, que notre imagination, à ce nom seul, nous ramène toujours à nos rêves de jeunesse
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