“ La félicité du poisson, sa bienheureuse plénitude de vie, s'expriment sous les tropiques par le luxe de ses couleurs, et se traduit dans le Nord par la vigueur du mouvement. Dans l'Océanie et la mer des Indes, ils jouent, errent et vagabondent, sous les formes les plus bizarres, les plus fantastiques parures; ils prennent leurs ébats joyeux entre les coraux, sur les fleurs vivantes. Nos poissons des mers froides et tempérées sont les grands voiliers, les rameurs puissants, les vrais navigateurs. ”
Poisson de mer
Définition et enjeux
Citations sur “poisson de mer”
R. Drouin, Revue des Deux Mondes
“ Le poisson y est d’une abondance miraculeuse. Il se promène par troupes le long des rivages, il y forme des bancs mobiles, pénètre dans les canaux et frétille dans les bassins, C’est aussi de la mer que viennent à ces îles tous les oiseaux qui peuplent leurs bois et nichent dans leurs rochers. Bien loin, sur les grèves, la mer jette sa vie et ses trésors ; on y voit une foule de coquillages qui s’enfoncent dans le sable, et des crabes de toutes les formes, de toutes les couleurs, qui grouillent, montent, descendent et tracent leurs sillons sur la plage. ”
La Guyane française, notes et souvenirs d'un voyage exécuté en 1862-1863… (1867)
“ Pendant ces jours de petits sillages, quelques requins rôdent autour du navire; des poissons volants, poursuivis par les bonites et qui perdent comme Icare leurs ailes au soleil, viennent tomber à bord. Souvenir dérisoire des pêches miraculeuses de Saint-Vincent. Adieu, paniers, vendanges sont faites! Hélas! oui, ce sont les gens de mer qui mangent le moins de poisson, et cette assertion qui semble paradoxale au premier aperçu n’eu a pas moins une grande vérité. La vie maritime est le tombeau de bien des plaisirs. Si nous pêchons souvent par pensée et par omission, c’est rarement par action. ”
V. O., Promenades d'un naturaliste (8e édition revue et corrigée… (1848)
“ C'est ainsi que Dieu, et dans la mer orageuse où s'agitent les poissons, et dans cette autre mer orageuse où s'agitent les hommes, fait également sortir l'ordre du désordre, la paix de la guerre, l'harmonie éternelle des révolutions temporaires. Le poisson volant qui s'élance dans les airs nous y fait apercevoir un nouveau monde, de nouveaux êtres, de nouvelles formes, une nouvelle décoration : le monde des oiseaux. Les écailles sont remplacées par des plumes; un bec prend la place des dents ; aux nageoires succèdent des ailes et des pieds ”
Lutfullah, Mémoires de Lutfullah, gentilhomme mahométan… (1858)
“ Je découvris dans ces parages une autre merveille de la mer, le poisson volant. Une bande de ces animaux s'étant élevée hors de l'eau par le travers de notre bâtiment, trois d'entre eux tombèrent sur le pont, et je parvins à en saisir un. Ce poisson est une jolie petite créature qui doit à la nature deux paires de longues nageoires, dont une lui sert dans l'eau, et l'autre dans l'air. En outre, passé à la poêle, il forme une délicieuse friture. Dans la matinée du 4, nous jetâmes l'ancre dans le havre d'Aden, après une douce et calme navigation de deux mille deux cent quinze milles anglais. ”
Auguste Desrez, Science du bien vivre, ou Monographie de la cuisine envisagée sous son aspect physique… (1845-1846)
“ Poisson de mer. — Le même que dans le mois précédent. Poisson de rivière. — Cette époque étant celle du frai, le poisson d'eau douce, la carpe notamment, cesse d'être bon; il est généralement maigre et décharné. ”
Michel Adanson,
Cours d'histoire naturelle fait en 1772 par Michel Adanson…
(1845)
“ Le poisson qui vit dans l'eau la plus claire est regardé comme le plus sain ; ainsi on donne le premier rang aux poissons de pleine mer, le second à ceux qui habitent autour des rochers et des sables, et le dernier rang à ceux qui habitent les bords ou les fonds bourbeux. Les poissons de mer qui entrent dans les rivières sont plus agréables au goût lorsqu'ils ont vécu quelque temps dans l'eau douce ”
A B Morin, Guide pratique du pêcheur : ou Traité complet de tout ce qui est relatif à la pêche à la ligne et au filet… (1877)
“ S'il éclaire, s'il tonne, ou s'il tombe de la grêle, le poisson cesse de mordre. Il se cache sous les racines des rivages, au milieu des herbes aquatiques ; s'il neige ou s'il souffle un vent froid, le poisson gagne les grands fonds. L'eau trouble est plus favorable que l'eau claire. Les pluies tièdes, à la suite des orages, les temps sombres sont favorables pour les poissons de mer comme pour les poissons d'eau douce. Si les poissons s'élancent hors de l'eau pour prendre les mouches, les éphémères et autres insectes tombés à la surface, préférez la pêche à la mouche. ”
Jules Lecomte,
Le capitaine Sabord
(1839)
“ LES MERVEILLEUX MONSTRES DE LA MER. 145 volant dont les gens de la terre se font une si imparfaite idée. Comme ces beaux polypes qu'on nomme les méduses, les janthynes, les vélelles, les physalles et les glaucus , sont les fleurs du bleu lapis des mers, le poisson volant en est, à nos yeux, le papillon d'argent et d'azur. Mais appellerons-nous ailes ou nageoires ces frêles membranes de gaze humide, à l'aide desquelles cet agile petit poisson s'élance des lames et plane à une légère élévation comme soutenu dans l'air par ce mobile parachute? ”
José-Maria de Heredia,
Les Trophées
“ Le soleil sous la mer, mystérieuse aurore, Éclaire la forêt des coraux abyssins Qui mêle, aux profondeurs de ses tièdes bassins, La bête épanouie et la vivante flore. Et tout ce que le sel ou l’iode colore, Mousse, algue chevelue, anémones, oursins, Couvre de pourpre sombre, en somptueux dessins, Le fond vermiculé du pâle madrépore. De sa splendide écaille éteignant les émaux, Un grand poisson navigue à travers les rameaux ; Dans l’ombre transparente indolemment il rôde ; Et, brusquement, d’un coup de sa nageoire en feu, Il fait, par le cristal morne, immobile et bleu, Courir un frisson d’or, de nacre et d’émeraude. ”
duc de Raguse Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse…
“ Dans ces pêcheries, on élève le poisson sur une très-grande échelle. Les poissons extrêmement petits, qui viennent de naître, sont pris dans la mer avec des filets dont les mailles sont très-étroites. ”
F.-M.-A. Chauvin, La Culture de la mer appliquée aux baies du littoral de la France… (1858)
“ Le poisson, en été, se rapproche au contraire de la côle; et avec le flot il n'est pas rare d'en rencontrer des quantités considérables au bord des plages et principalement à l'embouchure des fleuves et des rivières. C'est surtout à cette époque que le saumon, le lieu, le mulet, le bart, la sole, Ja plie et presque la généralité des poissons qui habitent - continuellement 'nos contrées, aiment et recherchent avec avidité les mélanges d'eau douce et d'eau de mer ”
Léon Vidal, Étude sur le littoral français de la Méditerranée au point de vue piscicole (1866)
“ Plusieurs espèces de poisson sont instinctivement sollicitées , à certaines époques déterminées de l'année , à quitter la mer pour s'engager dans les courants adoucis , provenant des rivières ou des étangs ; c'est ainsi qu'ils sont conduits vers l'intérieur des étangs où ils trouvent soit des animaux, soit des végétaux dont ils font leur pâture. ”
Eugène Ney, Revue des Deux Mondes
“ La mer ne produit pas de poisson plus vorace, et dont la bouche soit plus grande, proportionnellement à sa taille. On trouve souvent dans son ventre de gros coquillages, des morceaux de faïence, du fer, du verre, etc. ”
Oscar Wilde,
Une maison de Grenades
(1911)
“ Tous les soirs , le jeune Pêcheur partait en mer et jetait ses filets à l' eau . Lorsque le vent soufflait de terre , il ne prenait rien , ou du moins ne prenait pas grand'chose , car c' était là un vent âpre , aux ailes noires , et de rudes vagues se dressaient pour lui tenir tête . Mais quand le vent soufflait vers la côte , le poisson montait des profondeurs , allait se prendre dans les mailles de ses filets , et il le portait au marché et le vendait . Tous les soirs , il partait en mer . Un soir le filet fut si lourd qu' il ne put qu' à grand'peine le tirer dans le bateau . Et il rit et se dit à part lui . ”
François Levaillant,
Abrégé des voyages de Levaillant en Afrique…
(1851)
“ Après quatre heures et demie de marche, je fis halte près d'un petit ruisseau à environ trois lieues de la mer. Nous aperçûmes une quantité prodigieuse de poisson qui remontait avec la marée. Lorsque nous la vîmes dans un moment d'arrêt, je fis barrer le ruisseau avec le large filet de M. Mulder. Je m'en servais pour la première fois : il était trop long; on le mit en double. Je passerais pour un exagérateur si je disais tout ce qu'il y resta de poisson lorsque la marée fut écoulée. Le filet en souffrit beaucoup. Mes gens en accommodèrent à toutes sauces. ”
Édouard Wallon, Questions de pêche et d'aquiculture fluviales et maritimes (1868)
“ Ce poisson fait annuellement en troupes nombreuses de très-longs voyages. Il passe l'hiver dans les parties inconnues de la mer, et ce n'est qu'au printemps qu'il commence ,à se montrer sur les côtes. ”
Pays par Arthur Loth (1893)
“ Les poissons de la mer appartiennent à tout le monde. Je suppose qu'un pêcheur monte dans une barque et s'en va jeter son filet au large. ll prend un gros poisson et le ramène, au rivage. Survient un promeneur qui prétend s'emparer du poisson que le premier a pris. ”
Henri de Régnier,
Les Médailles d’argile
“ Dans l’aurore rieuse ou le matin qui vente Je m’éveille en sursaut et pousse le volet, Et j’entends bruire au sable ou gronder au galet Le refrain rauque ou doux de la marée errante. La pêche est incertaine et nargue qui se vante, Et souvent le poisson est rare à mon filet ; Mais j’en tire parfois une algue au beau reflet Qui s’échevèle entre mes doigts, souple et vivante. Je la noue à mon poing humide et je crois voir, Là-bas, dans ma maison et debout, au miroir Qui figure à ses yeux une mer immobile, Tandis que sur les flots rame mon bras nerveux, La nocturne Beauté d’où le matin m’exile, ”
Henri Coupin, Les animaux excentriques (1912)
“ Qui s'y frotte s'y pique. couvert d'épines, et pouvant se gonfler pour effrayer ses ennemi s ; l'énorme poisson lune, au corps très aplati latéralement, flottant au voisinage de la surface de l'eau et sur le dos duquel les oiseaux de mer viennent se poser et chercher des parasites; le coffre (fig. 85) , au corps barricadé de plaques très dures, le « diable de mer » (fig. 86) , pois- son large comme une table et à la tête pourvue de deux cornes recourbées sur elles-mêmes en forme d'oubliés. ”
Robert Louis Stevenson,
Dans les mers du sud.... Les Marquises et les Paumotus
(1920)
“ Pour ajouter une dernière note d'horreur à la pensée de cette précaire chaussée annulaire perdue au milieu de l'Océan, répétons que son roc n'est même pas d'honnête roc, mais organique, en partie vivant, en partie pourrissant; même la mer claire et le brillant poisson d'alentour est empoisonné, le plus dur rocher farci de vers, la plus légère poussière vénéneuse comme une drogue d'apothicaire. ”
Auguste Colombié,
La cuisine bourgeoise : traité pratique à l'usage des jeunes filles…
(1906)
“ A vrai dire, l'Océan peut bien se consoler et ce n'est pas l'absence d'un poisson qui doit l'empêcher d'entonner la triomphante chanson des flots. L'Océan, en fin de compte, n'est-il pas le grand vivier du monde et ses vagues généreuses n'apportent-elles pas sur nos côtes de France, les premiers poissons du globe? ”
Fernando de Rojas,
La Célestine
“ Nous croyons qu’il ne doit pas y avoir moins de dissensions naturelles entre les poissons, car, chose certaine, la mer en contient autant de variétés que la terre et l’air nourrissent d’oiseaux et d’animaux, et plus encore peut-être. ”
Jacques Normand, Les Jours vécus (souvenirs d'un Parisien de Paris… (1910)
“ Plus vif que sa main , son regard cherche à percer la profondeur de l' eau , à deviner – quand il n' est encore qu' à l' état d' ombre argentée et palpitante – le poisson qui arrive à la surface . Peu à peu , le filet d' un gris-vert s' entasse dans le fond du bateau en spirales humides et lourdes . ”
François Rabelais,
Gargantua et Pantagruel
“ Les poissons tant de mer, comme d’eau douce, baleines et monstres marins, sortir il fait du bas abîme, les loups jette hors des bois, les ours hors les rochers, les renards hors des tanières, les serpents lance hors la terre. ”
“ La plupart se rendent sur les bords de la mer, et là on peut les voir tout le long du jour, dans l’eau jusqu’au ventre, guettant les mouvemens des poissons, et ne laissant guère échapper ceux qui s’approchent à portée de leurs dents. ”
Armand, Mes aventures en Amérique et chez les Peaux-Rouges… (1880)
“ Les marins ont un culte particulier pour ces poissons, qui, fidèle escorte, dès qu'un bâtiment est en pleine mer, tempête ou beau temps, le jour comme la nuit, vient l'accompagner jusqu'à ce que les vagues, devenues plus vertes, annoncent l'approche d'une côte. ”
Franz Strassle, Les règnes de la nature : histoire naturelle mise à la portée de la jeunesse (1890)
“ Ces bancs de poissons produisent à la surface des flots un effet magique; leurs mouvements font un bruit semblable à celui de la pluie tombant sur l'eau ; la nuit, ils sont phosphorescents. Ils sont sans cesse poursuivis par leurs ennemis, oiseaux de mer, marsouins, requins, baleines, morues. A leur arrivée, tout est prêt pour la pêche, qui fait vivre des milliers d'hommes. ”
Henri de La Blanchère, La Pêche aux bains de mer (1894)
“ Nous étions ancrés sur un fond de roches, sable fin et herbes, par cinq à six brasses d'eau. Ce devait être la demeure préférée de toute la famille des labres, ces magnifiques poissons que, selon les pays, on appelle des vieilles, perroquets de mer, des castrics, des lourds, etc., car ils ont autant de noms que de couleurs, et leur âpreté à mordre, la variété de leurs espèces, la splendeur de la plupart en font certainement les plus amusants poissons de la mer, pour le pêcheur à la ligne surtout. ”
Louis de Boissy,
Oeuvres de Théâtre de M. Boissy
“ Le poisson naît, et à peine est-il sorti du limon et des algues marines où il fut déposé, — à peine, couvert d’écailles, peut-il se mirer sur les eaux, que, poussé par son caprice et la température de l’humide élément, il parcourt en tous sens l’immensité des mers. ”
Charles Martins, Revue des Deux Mondes
“ Les femelles sont remplies d’œufs, les mâles de laitance, et quatre mille bateaux, occupant vingt mille hommes, se livrent à cette pêche. Tantôt les poissons nagent si près de la surface et en bancs si serrés, qu’on voit la mer, sur de grands espaces, scintiller du reflet de leurs écailles. ”
E Boutiron, Leçons de choses appropriées à la profession du marin et du pêcheur… (1908)
“ Les poissons qui font l'objet de pèches spéciales sont ; la morue, le hareng, le maquereau, la sardine, le thon et l'anchois. 2. — LIEUX DE PÈCHE VOISINS ET LOINTAINS 647. — Où habitent les poissons ? Les poissons, selon le genre de nourriture qui leur convient, habitent, les uns les fonds de sable, les autres les fonds vaseux, d'autres les prairies de plantes marines, d'autres encore affectionnent les rochers ou les graviers. Il en est aussi qui aiment les eaux vives. d'autres les eaux impures ; d'autres, enfin, séjournent toujours au fond de la mer. ”
Maurice Barr, Visites au Jardin zoologique d'acclimatation (1867)
“ Passons maintenant aux deux derniers réservoirs qui renferment les poissons de mer. Poulpe commun. — J'en vois fort peu, dit Jane. — C'est qu'ils se cachent sous les rochers. D'ailleurs, ils sont très-difficiles à conserver dans les aquaria. Plus que tous les êtres que nous venons de voir, les poissons de mer exigent, pour vivre, une grande abondance d'eau pure, très-aérée, et renouvelée par un courant continuel. ”
Charles Delon, A travers nos campagnes : histoire des animaux et des plantes de notre pays (1880)
“ Quant aux poissons d'eau salée, qui vivent en nombre infini dans l'immense étendue des mers, nous n'avons guère à nous occuper d'eux que pour les pêcher autant que nous pouvons ; il n'y a pas à craindre de les détruire : la mer est inépuisable ! ”
John James Audubon,
Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l'Amérique…
(1857)
“ Chaque homme a deux lignes et se tient à un bout du bateau du milieu duquel on a enlevé les planches, pour faire place au poisson. Les lignes amorcées sont lancées à l'eau, de chaque côté de la barque; leurs plombs les entraînent à fond; un poisson mord le pécheur tire à soi brusquement d'abord, puis d'un mouvement continu, et jette sa capture de travers sur une petite barre de fer ronde placée derrière lui, ce qui force le poisson à ouvrir la gueule, tandis que le seul poids de son corps, si petit qu'il soit, fait déchirer les chairs et dégage l'hameçon. ”
Henri Bernardin de Saint-Pierre, Oeuvres choisies de Bernardin de Saint-Pierre (1836)
“ Tous les règnes de la nature se présentent à l'homme avec les mêmes convenances, jusque dans les abîmes, de l'Océan. Les poissons qui se repaissent de chair, comme toute la classe des cartilagineux, tels que les roussettes, les chiens de mer, les requins, les pantoufliers, les raies, les polypes, etc., ont des couleurs et des formes déplaisantes. Les poissons qui vivent en pleine mer ont des couleurs marbrées de blanc, de noir, de brun, qui les distinguent au sein des flots azurés : tels sont les baleines, les souffleurs, les marsouins, etc. ”
Alphonse Esquiros,
L’Angleterre et la Vie anglaise…
“ Comme le marché n’était point encore ouvert, je me contentai d’examiner avec la foule les riches turbots, les saumons aux écailles nacrées, les merluches à la gueule béante qu’on déchargeait et qu’on empilait sur le wharf. Les peuples maritimes aiment le poisson, d’abord comme nourriture, ensuite comme objet d’art. ”
