Poisson de mer

Définition et enjeux

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet La Mer

La félicité du poisson, sa bienheureuse plénitude de vie, s'expriment sous les tropiques par le luxe de ses couleurs, et se traduit dans le Nord par la vigueur du mouvement. Dans l'Océanie et la mer des Indes, ils jouent, errent et vagabondent, sous les formes les plus bizarres, les plus fantastiques parures; ils prennent leurs ébats joyeux entre les coraux, sur les fleurs vivantes. Nos poissons des mers froides et tempérées sont les grands voiliers, les rameurs puissants, les vrais navigateurs.
Source : Gutenberg

R. Drouin Revue des Deux Mondes

Le poisson y est d’une abondance miraculeuse. Il se promène par troupes le long des rivages, il y forme des bancs mobiles, pénètre dans les canaux et frétille dans les bassins, C’est aussi de la mer que viennent à ces îles tous les oiseaux qui peuplent leurs bois et nichent dans leurs rochers. Bien loin, sur les grèves, la mer jette sa vie et ses trésors ; on y voit une foule de coquillages qui s’enfoncent dans le sable, et des crabes de toutes les formes, de toutes les couleurs, qui grouillent, montent, descendent et tracent leurs sillons sur la plage.
Source : Wikisource

La Guyane française, notes et souvenirs d'un voyage exécuté en 1862-1863… (1867)

Pendant ces jours de petits sillages, quelques requins rôdent autour du navire; des poissons volants, poursuivis par les bonites et qui perdent comme Icare leurs ailes au soleil, viennent tomber à bord. Souvenir dérisoire des pêches miraculeuses de Saint-Vincent. Adieu, paniers, vendanges sont faites!
Hélas! oui, ce sont les gens de mer qui mangent le moins de poisson, et cette assertion qui semble paradoxale au premier aperçu n’eu a pas moins une grande vérité. La vie maritime est le tombeau de bien des plaisirs. Si nous pêchons souvent par pensée et par omission, c’est rarement par action.
Source : Gallica

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