Résumé

V. O. Promenades d'un naturaliste (8e édition revue et corrigée… (1884)

On entend le petit bruit de son bec lorsqu'elle attrape un insecte, et on admire l'instinct qui la détourne, même dans son vol le plus rapide, de se saisir d'une guêpe ou d'une abeille. Les hirondelles sont infatigables à procurer la nourriture à leurs petits, mais si un accident quelconque, comme nous l'avons déjà dit, fait tomber par terre le nid où ils sont déposés, les père et mère ne s'en occupent plus et les abandonnent à leur malheureux destin : probablement parce qu'étant eux-mêmes toujours au vol, et ne se posant presque jamais à terre, ils n'ont pas l'idée de les y chercher.
Source : Gallica

V. O. Promenades d'un naturaliste (8e édition revue et corrigée… (1884)

Sans cette manœuvre, son nid deviendrait aisément la proie de tous les petits maraudeurs des environs. L'alouette a toujours été mon oiseau de prédilection, et malgré tout ce que les poètes ont redit du rossignol, on l'écoute peut-être avec plus de plaisir pendant son vol joyeux qu'aucun autre chantre de nos bosquets. Elle est du petit nombre des oiseaux qui chantent en volant; plus elle s'élève, plus elle renforce sa voix, et souvent à tel point que, quoiqu'elle se soutienne au haut des airs à perte de vue, on l'entend encore distinctement.
Source : Gallica

V. O. Promenades d'un naturaliste (8e édition revue et corrigée… (1884)

Il n'en est pas des exils que la nature prescrit, comme des exils commandés par les hommes. L'oiseau n'est banni un moment que pour son bonheur ; il part avec ses voisins, avec son père et sa mère, avec ses sœurs et ses frères ; il ne laisse rien après lui ; il emporte tout son cœur. La solitude lui a préparé le vivre et le couvert ; les bois ne sont point armés contre lui ; il retourne enfin mourir aux bords qui l'ont vu naître ; il y retrouve le fleuve, l'arbre, le nid, le soleil paternels.
Source : Gallica

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