Henri de La Blanchère, Les aventures d'une fourmi rouge et les mémoires d'un pierrot (1879)
“ Chez aucun d'eux, mon cher Pierrot, vous ne trouverez la grâce, la gentillesse, la gaieté de nous autres oiseaux des campagnes fleuries. Ils ne savent point, comme nous, s'exercer, se réjouir ensemble, prendre leurs ébats sur la terre ou dans l'air. Leur vol brusque et saccadé n'est qu'une fuite, un trait rapide d'un froid marécage à un autre. Retenus sur le sol humide, ils ne peuvent, comme les oiseaux des bois et des roseaux, se jouer dans le feuillage, ni se poser sur les feuilles ployantes; l'organisation de leurs pieds s'y oppose. ”
