“ Et je vis un minuscule animal, au museau pointu, aux longues oreilles, qui s’avançait, dansant sur des pattes grêles semblables à des pattes d’araignée, et dont tout le corps, maigre et bombé, frissonnait comme s’il eût été secoué par la fièvre. ”
Pattes
Définition et enjeux
La patte, membre locomoteur des tétrapodes, désigne un appendice articulé, souvent pourvu de griffes, chez les mammifères et les arthropodes. Du point de vue biologique, elle sert à la marche, à la chasse ou à la saisie, avec des adaptations variées : pattes palmées chez les oiseaux, digitigrades chez les félins, ou pattes transformées en ailes chez certains oiseaux.
Littérairement, des auteurs comme Octave Mirbeau ou Renée Dunan en ont décrit la grâce ou l’humilité, tandis que Louis Pergaud souligne leur dynamisme. Ces approches, mêlant science et poésie, révèlent la patte comme un symbole de mouvement et d’évolution.
Citations sur les pattes
Renée Dunan,
Le Stylet en langue de carpe
“ S’il se trouve dans un vaste lieu vide, il ne sait plus où aller. Alors, vous apercevant, il accourt sous votre protection. Les pattes pliées avec une indicible humilité, il glisse doucement entre vos pieds et là, se pensant en sûreté, commence aussitôt à ronronner sur le mode mineur. ”
Louis Pergaud,
De Goupil à Margot
(1932)
“ Les petits museaux mobiles grimacent étrangement, découvrant les tranchantes incisives des rongeurs; les pattes de devant battent de petits poitrails colères, puis se haussent jusqu'au museau; et souvent aussi en un coup plus brutal, comme pour un appel à la violence ou une invitation au silence, une patte de derrière, mieux musclée, frappe le sol qui rend un son assourdi et souligne puissamment l'énergie des attitudes. ”
Pierre-Jules Hetzel,
Scènes de la vie privée et publique des animaux
“ À ces paroles de mépris, je me mis à bondir sur les tuiles et à caracoler avec l’agilité qui nous distingue, je tombai sur mes pattes de cette façon flexible et douce qu’aucun animal ne saurait imiter, afin de prouver que je n’étais pas si enfant. ”
Musée Fabre, Musée de Montpellier. La Galerie Bruyas (1876)
“ Les pattes, par impression contraire, sont d'une précision et d'un aplomb parfaits ; mais les rayures de la robe, mesquines et multipliées, manquent de vérité. Ce sont des hachures arbitraires et presque mécaniques. ”
Champfleury,
Les chats: Histoire; Moeurs; Observations…
“ Celui qui n'a pas tenu longtemps dans sa main la patte du chat ignore ce que pense le chat.C'est réellement une grande jouissance que de caresser le dessous des pattes du chat, cette poche souple où, comme dans un écrin, sont renfermées précieusement les griffes. ”
Henri Coupin, Les animaux excentriques (1912)
“ Les pattes de devant saisissent les poils par mèches, et ses dents les peignent, les lissent. Quand elle arrive plus bas, elle courbe son corps, qui prend alors l'apparence d'une boule. Les postures qu'elle affecte, quand elle nettoie ses membres postérieurs, sont des plus curieuses. Elle laisse l'un d'eux dans la position ordinaire qu'il a quand elle est assise, et étend l'autre, la queue lui servant toujours à se maintenir en équilibre. Les pattes de derrière, quand elle s'en sert pour se gratter, se meuvent avec une telle rapidité qu'on ne voit guère qu'une ombre qui s'agite. ”
Gabriele D'Annunzio,
La Revue de Paris
“ Les pattes ressemblent à celles des chats, avec les ongles rentrés, pas trop cependant : des pattes élastiques, sûres. Et quelle élégance dans les côtes, disposées à la façon d’une belle carène, et dans cette ligne qui s’efface vers l’abdomen complètement effacé ! Tout concourt à une seule fin. La queue, forte au point d’attache et fine à l’extrémité — regardez ! — presque pareille à celle d’un rat, sert de gouvernail à l’animal et lui est nécessaire pour tourner quand le lièvre fait un crochet. Vérifions, Donovan, si en cela aussi tu es parfait. ”
Edmond Jaloux,
Le boudoir de Proserpine
(1910)
“ Parfois l'un d'eux se cabre, et sa grande forme noire lève, au-dessus des autres, deux pattes fines qui battent l'air ; leurs yeux affolés brillent ; ils se fouettent mutuellement de leurs crinières et de leurs queues. ”
Charles Martins, Revue des Deux Mondes
“ L’extrémité prend le nom de patte ; les doigts ne sont ni longs ni séparés, l’organe, n’est plus un organe de préhension : un chat et un chien ne saisissent un objet qu’en le pressant entre leurs deux pattes de devant ; leurs membres et leurs doigts sont des organes de progression, et ils marchent sur la pointe de leurs ongles. Chez l’ours, un talon imparfait permet une station verticale oblique dont la gaucherie excite les rires de l’enfant qui a déjà le sentiment d’une station verticale parfaite. ”
Albert Laberge,
Quand chantait la cigale
“ De mes longues jambes, je cours de toutes mes forces, mais le chat, de ses courtes pattes, court plus vite que moi. Il court sans effort apparent, sans que son corps remue pour ainsi dire. Seules ses pattes s’agitent, se déplacent avec une aisance, une souplesse et une vitesse surprenantes. ”
John Henry Newman, Callista, ou Tableau historique du IIIe siècle… (1857)
“ Vous êtes victime de votre superstition. J'aimerais mieux me soûler tous les jours, que de marcher à quatre pattes comme vous le faites : vous traînant sur le ventre comme un ver et pleurant comme un chien qui a été battu. ”
Henri Coupin, Les animaux excentriques (1906)
“ Quand elle reçoit un coup mortel, elle se jette sur le flanc, ramène l'une contre l'autre ses pattes de derrière, et se couvre les yeux avec celles de devant. Morte, elle est étendue, comme un homme, les pattes de devant écartées en croix. ”
Bruno Jacques Béraud, Éléments de physiologie de l'homme et des principaux vertébrés répondant à toutes les questions physiologiques du programme des examens de fin d'année… (1856-1857)
“ Les pattes s'étendent en se fléchissant dans tous les sens; quelquefois l'animal les porte au museau et à la gueule, et il frotte fortement, comme pour se débarrasser d'un objet qui le gêne. L'intérieur de la bouche, est violacé, la langue est livide et noirâtre, elle pend au dehors et souvent elle est mordue avec tant de force qu'il s'en sépare un fragment, les dents claquent bruyamment. ”
A Durupt, Localisations cérébelleuses. Travail du laboratoire de M. le professeur Dejerine… (1914)
“ Aussitôt éveillé il s'agite, il tourne dans des sens divers, il se dresse surses pattes postérieures, les pattes antérieures s'élèvent et il fait des bonds, puis, en retombant, la tête et le museau viennent se heurter sur le sol. ”
Adolphe Mazure, Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)
“ PATTE, le pied des quadrupèdes ayant des ongles et des griffes, des oiseaux et d'autres espèces. On appelle aussi de ce nom ce qui ressemble à des pattes, un crochet, un clou pour attacher. Dans l'occasion, et ironiquement, on l'applique à l'homme; donner un coup de patte, par assimilation à un chat. Plusieurs dérivés, qui ne sont pas d'un grand choix : Pataud, chien à grosses pattes; homme rustique et lourd. Patauger, marcher, traîner ses pattes dans la boue ; au fig. ”
J. Allibert, Guide de l'éleveur de poules, poulets… (1855)
“ Quels que soient le sexe et la race, les sujets qui ont les pattes courtes, recouvertes d'une peau souple, le corps large dans toutes ses parties, les masses musculaires très-développées, le dessous des ailes bien blanc, les yeux cerclés de rouge sous les paupières, sont ceux qui donnent les meilleurs résultats à l'engraissement. ”
W. Maigne, Nouveau manuel complet du naturaliste préparateur… (1890)
“ Quand on est parvenu aux pattes, on les coupe à leur articulation avec le corps, on les écorche et l'on dépouille leurs os de la chair qui les recouvre. Lorsque le corps est extrait de la peau dans son entier, on revient à la tète, que l'on débarrasse de la cervelle et des muscles, et que l'on passe ensuite au préservatif. On la remplit de coton, on enduit la peau de préservatif, et l'on fait repasser le tout par la gueule pour retourner la peau. ”
Colette,
Sido; suivi de Les vrilles de la vigne
(1901)
“ Une de mes pattes boite en souvenir d’une vieille blessure, mes narines balafrées grimacent et je n’ai plus qu’une oreille, festonnée par la dent de mes rivaux.“A force de coucher sur la terre, la terre m’a donné sa couleur. J’ai tant rôdé que mes pattes semellées de corne sonnent sur le sentier comme le sabot du chevreuil. Je marche à la manière des loups, le train de derrière bas, suivi d’un tronçon de queue presque chauve... ”
Raoul Postel, Sur les bords du Mé-Không (1884)
“ Les pattes, dépourvues d'une agilité bien, grande pour courir, sont surtout des organes essentiellement préhensibles, pourvus de solides crampons à l'aide desquels il puisse constamment adhérer aux branches ou au feuillage. ”
Laurence Sterne,
Vie et opinions de Tristram Shandy
“ C’est par paire aussi qu’elle les a distribués à tous les autres animaux. — Le plus ou le moins n’y fait rien. Le mille pattes, avec la multitude qu’il en a, ne les a pas autrement que par paires. Il en est ainsi des êtres microscopiques. ”
Eugène Nyon,
Les Indiscrétions d'une jeune mouche…
(1865)
“ Elle n'a pas enfin six pattes minces comme des cheveux pour marcher en grimpant le long des vitres ; mais elle a comme vous deux bonnes jambes pour courir ou pour sauter à la corde,... quand elle trouve des camarades ou des compagnes qui veulent bien l'admettre à leur jeu. ”
Maurice Barr, Visites au Jardin zoologique d'acclimatation (1867)
“ Remarque les ongles durs et puissants qui arment leurs pattes. Ils ne s'en servent pas pour se défendre, mais bien pour se creuser des terriers obliques et profonds d'un mètre au plus, où ils se tiennent bien tranquilles, ne sortant que le matin et le soir afin d'aller chercher quelques graines ou quelques racines pour leur nourriture. ”
Alexandre Barot, Leçons de choses, conformes aux programmes du 31 mai 1902… (1903)
“ En parlant des animaux on dit vulgairement les pattes de devant. En effet, chez les animaux dont les quatre membres servent à la marche, les supérieurs sont situés en avant. Il en est ainsi chez l'Homme lorsqu'il marche à la fois sur les pieds et les mains. ”
Émile Le Puillon de Boblaye, Expédition scientifique de Morée… (1832-1836)
“ Quelques plis se font remarquer sur les côtés, et dessinent la position des pattes. La partie postérieure du céphalo- thorax est d'un brun rougeâtre. L'abdomen est d'une seule teinte et velu; la seconde articulation des pattes près du corps est d'un brun rougeâtre en dessus; la couleur des pattes en dessous est plus décidément rouge, ainsi que la pièce sternale et la bouche. Des poils roux garnissent le tour de cette pièce et le premier article des pattes. ”
Henri Coupin, Les animaux excentriques (1903)
“ Rattrapez l'animal par une autre patte, cette patte tombera encore sans que vous exerciez la moindre violence. Vous pourrez répéter l'expérience avec le même succès autant de fois que l'animal a de pattes. Voilà certes une série de phénomènes bien curieux et qui méritent une étude plus approfondie. M. Léon Fredericq, professeur de physiologie à l'Université de Liège, a étudié la question dans tous ses détails, et c'est lui qui a réuni, sous le nom d'autotomie, les divers cas d'auto-amputation. ”
Ludovic Hébert Beauvoir, Voyage autour du monde : Australie (1873)
“ Oh! quelle patte, mes amis! A elle seule, elle est aussi grande que moi, et c'est dire quelque chose comme cinq pieds neuf pouces ! Cette patte donc , patte grandiose et majestueuse, qui avait dû faire les enjambées des bottes de sept lieues dont nous parlent les contes de l'enfance, vient de la Nouvelle-Zélande, et je vous laisse à penser ce que devait être le corps qu'elle portait! Le dynornis, qu'on a construit par la théorie, grâce à ce pilon digne d'un appétit d'Anthropophage, était, paraît-il, tout pattes, car il n'avait point d'ailes. ”
Auguste Ménégaux, La vie des animaux illustrée (1903)
“ La vie dans l'eau, en raison de la façon dont l'animal use de ses pattes, conduit aux mêmes résultats. L'appui des pattes sur un sol humide et plastique non seulement écarte les doigts, mais tend à étendre la peau sur les deux côtés de chaque doigt, comme on le voit, parmi les Oiseaux, chez les Gallinacés, par exemple, et les Foulques. ”
Jean-François Lescuyer,
Les oiseaux dans les harmonies de la nature
“ Au moyen de pattes, le corps de l’animal se trouve élevé sensiblement au-dessus du sol, il repose et s’équilibre sur des points d’appui, qui, en se déplaçant d’arrière en avant, lui impriment la même direction. ”
Émile Le Puillon de Boblaye, Expédition scientifique de Morée… (1832-1836)
“ Pattes jaunes comme les antennes; cuisses des trois paires de pattes garnies en dessous dans toute leur longueur de deux rangées d'épines courtes et fines, peu nombreuses ; ces épines se voient aussi sur toutes les jambes, qui sont en outre revêtues de poils très-courts, droits et assez nombreux; tarses bruns. Toutes les nervures des élytres d'un vert tendre, la membrane un peu jaunâtre; ailes inférieures blanches, avec les nervures et l'extrémité du même vert que les supérieures. Mâle. ”
Edmond Perrier,
Précis de physiologie animale…
(1882)
“ Chez le plus grand nombre des Mammifères, par exemple, les quatre pattes sont exclusivement chargées de soutenir le corps de l'animal à une certaine distance au-dessus du sol et de le transporter plus ou moins rapidement d'un lieu à un autre. ”
Henri Coupin, La vie dans la nature : histoire naturelle pour tous…
“ Les pattes sont au nombre de trois paires, dont la dernière, très développée, donne à l'animal son aspect si bizarre. C'est avec ces pattes postérieures, que la puce opère ses bonds véritablement prodigieux. Imaginez que l'homme puisse proportionnellement sauter aussi haut que la puce, et voyez un peu à quelle hauteur il atteindrait! La bouche est pourvue d'un appareil de succion : les mâchoires et la lèvre inférieure sont peu importantes. Les deux mandibules sont allongées, dentées sur les bords et excavées au centre ”
N.-E. Dionne, Le parler populaire des Canadiens français
“ Patte, n. f. —Pied. Ex. Les pattes de la table. Un ragoût de pattes de cochon. —Main. Ex. Ote tes pattes dessus ton visage. —Aller à pattes, marcher à pied. —Coup de patte, coup de langue. —Patte de poêle, Irlandais. —Patte d'oie, ride. —Homme à pattes, homéopathe. —Marcher à quatre pattes, s'aplatir. —Marcher sur une patte, à cloche-pied. —Pattes de mouche, écriture maigre et peu lisible. Patté, e, adj. Pattu, qui a des plumes sur les pattes. Ex. Un pigeon patté. Pattots, n. m. pl.—Petits pieds. ”
P. Cossé, Tableau des trois règnes de la nature…
“ A défaut de ces organes, qui manquent quelquefois, c'est la peau, celle des pattes le plus souvent, qui les supplée. C'est encore par des branchies que respirent un petit nombre de ces animaux qui vivent à l'air; seulement la nature a disposé les choses de façon que ces organes fussent maintenus dans l'état d'humidité nécessaire à l'exercice de cette importante fonction. ”
Henri Coupin, Les animaux excentriques (1903)
“ Les pattes de devant sont pareilles à des mains, mais elles ne sont garnies que de trois griffes ou doigts, qui sont trop faibles pour lui servir à se cramponner ou à porter son propre poids; les pattes de derrière n'ont que deux griffes ou orteils, qui, dans les espèces plus grandes, sont tellement imparfaites que c'est à peine si on peut les discerner. ”
Louis Spillmann, Le Rachitisme (1900)
“ Rien n'est plus curieux que de voir cet animal qui mange bien et dont l'état général est relativement satisfaisant, traîner difficilement les pattes, faire quelques pas en oscillant et se coucher les pattes écartées. ”
Charles-Émile Jacque,
Le Poulailler
“ La patte noire est tout à fait conforme à la couleur entière de la bête, et de plus elle désigne une chair fine, excellente à manger, et à graisse blanche, ce dont on s’assurera aisément en inspectant des sujets à pattes jaunes et d’autres à pattes noires. ”
Amand Dubois, D'Europe en Asie : souvenirs d'un oiseau (1882)
“ Ils prennent les postures les plus singulières ; on les voit raccourcir leur long cou de serpent, qui paraît noué et qu'ils appliquent contre leur poitrine ; ils renversent leur tête sur le dos et la cache sous les plumes. Au repos, une des pattes porte seule le poids de tout le corps ; l'autre est étendue en arrière ou fléchie contre le ventre ”
Denis-Joseph Vuillemot, Petit dictionnaire de cuisine (1882)
“ On les reconnaît facilement à la blancheur de leur peau. Ils sont ordinairement couverts de petits tuyaux, comme s'ils étaient mal épluchés; leurs pattes sont plus unies que celles des vieux, plus douces au toucher, et d'un bleu tirant sur l'ardoise. ”
Sylvanus Stall,
Ce que tout jeune garçon devrait savoir…
(1905-1915)
“ Les doigts et les paumes de tes mains et de tes pieds, correspondent aux pattes de certains d'entre eux, tels que le chien et le chat. Chez d'autres, comme le cheval, les doigts et les paumes sont rassemblés en une seule masse et les ongles sont agrandis et rendus plus solides pour former ce qu'on nomme un sabot. ”
Jules Gouffé,
Le livre de cuisine : comprenant la cuisine de ménage et la grande cuisine…
(1893)
“ Vous reconnaîtrez le poulet tendre à la grosseur des pattes et à celle du cou. Une volaille jeune a toujours les pattes grosses et les genoux très gros, ces grosseurs caractéristiques, justement prisées des amateurs, disparaissent avec l'âge. ”
Jules Béclard, Traité élémentaire de physiologie humaine… (1870)
“ Lorsque l'animal conserve assez de force pour se tenir sur ses pattes, il se heurte à tous les obstacles, il garde entre ses dents ou dans son bec l'aliment qu'on y place, sans le mâcher ou sans l'avaler, etc. ”
Dr Bernard, L'Algérie qui s'en va , par le Dr Bernard… (1887)
“ Et dans les genoux des spectateurs, errent à quatre pattes des hommes qui se croient changés en bêtes, et qui, avec des rugissements de lions blessés, menacent chacun de leurs dents et de leurs griffes. ”
Henri Coupin, Les animaux excentriques (1906)
“ C'est toujours par la tête, comme du reste tous les animaux, qu'il commence sa toilette. Il met ses pattes sur ses oreilles, les ramène sur la face, prend chaque mèche de poils l'une après l'autre, et la frotte jusqu'à ce qu'elle soit sèche. ”
Henri Milne-Edwards,
Zoologie (10e édition)
(1867)
“ Les pattes sont, en général, au nombre de trois, quatre, cinq ou sept paires ; quelquefois on en compte plusieurs centaines, et d'autres fois elles manquent complète- ment; mais alors elles sont souvent représentées, pour ainsi dire, par des faisceaux de soies roides, comme dans le ver de terre, par exemple. § 509. La tendance que montrent les anneaux du corps à se répéter les uns les autres est remarquable dans la disposition des muscles et même du système nerveux, aussi bien que dans la conformation du squelette tégumentaire. ”
