Émile Le Puillon de Boblaye

Élements biographiques

Émile Le Puillon de Boblaye Expédition scientifique de Morée… (1832-1836)

Identiquement la même que celle que M. Walkenaër a nommée narbonnaise, la Tarentule de Morée se creuse des trous, à l'entrée desquels elle attend, blottie et immobile, le passage de la victime qu'un destin fatal doit amener à sa portée. Aperçoit-elle un insecte, elle se jette dessus avec une grande agilité, et le rapporte en sa demeure avec non moins de vitesse. D'autres fois on la rencontre errant parmi les plantes basses, où elle prend à la course les insectes dont elle fait sa proie.
Source : Gallica

Émile Le Puillon de Boblaye Expédition scientifique de Morée… (1832-1836)

Plutôt que de démembrer un genre naturel sous prétexte que le caractère générique n'embrasse pas la totalité des espèces qui s'y groupent, nous avons jugé qu'il était rationnel de modifier ce caractère, en l'étendant au besoin. Et en effet, le genre étant naturel pendant que le caractère est absolument artificiel, s'il y a lieu a faire quelque réforme, c'est sur le caractère qu'elle doit évidemment être faite, vu qu'il n'existe nul inconvénient à réformer ce qui est arbitraire, tandis qu'il y en aurait beaucoup à toucher à ce qui, étant naturel, a reçu la sanction des plus habiles botanistes.
Source : Gallica

Émile Le Puillon de Boblaye Expédition scientifique de Morée… (1832-1836)

La distance géographique de la Grèce au Cap fournirait-elle un préjugé plausible pour ne point rapporter les animaux de ces pays qui se ressemblent à l'identité d'espèce ? Non ; la science possède des faits qui interdisent cette exclusion. Il suffit que des formes rendues permanentes dans un temps fort reculé, rencontrent dans des contrées éloignées une toute semblable température, un même milieu, pour n'être exposées à aucune altération.
Source : Gallica

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