Armand Silvestre,
Le Pays des roses
“ Et, sans les compter, nos instants ; Seuls, une heure, de temps en temps, Nous laisse un doux souvenir d’elle. Chaque jour, dans le cœur fidèle, Fait revivre ses traits flottants, Comme on revoit chaque printemps Fleurir les tombes d’asphodèle. Il suffît souvent d’une main Qui se tend sur votre chemin Et vous quitte à peine pressée ; Il suffit de moins quelquefois, D’un regard ou d’un son de voix, Pour charmer longtemps la pensée. ”
