Abel-François Villemain,
Essais sur le génie de Pindare
“ Mais la faiblesse d’âme n’élève pas le génie. Ne cherchez pas l’enthousiasme lyrique dans les hymnes dont Auguste est le dieu. C’est assez d’avoir pu rallier à ce nom, par un art délicat et charmant, les images de la poésie grecque et jusqu’au souvenir de l’antique vertu romaine. Le lyrique romain n’a pas la candeur de Pindare, quoi qu’il en ait parfois la majesté. Vous n’avez pas oublié le poëte de Thèbes préludant pour le roi de Syracuse : « Hymnes qui régnez sur la lyre, quel dieu ou quel héros allons-nous célébrer ? » ”

