Charles-Jacob Marchal

Élements biographiques

Charles-Jacob Marchal,  L'urne : recueil des travaux (1843)

“ Non, la poésie n'est pas morte, elle ne se meurt même pas, car la poésie c'est l'imagination, et c'est une faculté qu'on n'effacera pas de l'âme humaine. L'imagination, c'est comme l'éclaireuse du progrès. La raison procède par poids et mesure, l'imagination par élan subit, par inspiration, et l'union de la raison et de l'imagination, c'est le génie. ”
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal,  L'urne : recueil des travaux (1843)

“ Si vous voulez chanter la fraternité des peuples, les souffrances de la classe déshéritée de la société, les douleurs d'un monde qui s'agite dans le doute, et qui, comme un vaisseau qui laboure sur ses ancres, cherche inutilement une assiette tranquille, qui, plus que nous, est prêt à battre des mains et à écouter avec un dramatique recueillement les accents inspirés de votre muse? Mais à qui persuaderez-vous que l'humanité a maintenant besoin de voluptés, et qu'elle rêve les harems d'Orient? Savez-vous bien ce dont elle a besoin l'humanité ? ”
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal,  Continuation de l'histoire et de la critique du localicisme ou topo-iatrie… (1861)

“ C'est un fait bien étrange que les médecins aient cherché à réaliser l'unité à l'aide d'une vaine conception métaphysique, quand il leur était si facile et si simple de contempler cette unité flagrante dans la réalité visible et tangible, dans l'organisme vivant ! On veut l'unité physiologique, c'est un besoin, et, au lieu du corps vivant qu'on a sous les yeux et sous la main, on invente l'âme vitale, le principe vital, l'âme de seconde majesté, que sais-je encore? Car on aime à se donner l'illusion de la nouveauté des choses par la nouveauté des mots. ”
Source : Gallica

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