Résumé

Charles-Jacob Marchal Relation chirurgicale de la mort du duc d'Orléans (1842)

Le Prince n'avait plus de regard.
Les yeux étaient à demi fermés, et il avait fallu soulever la paupière pour constater l'état de la pupille. L'oreille et la bouche contenaient du sang.
M. Pasquier examina le crâne attentivement, et ne constata ni dépressions ni saillies anormales. Interrogé sur la question de savoir s'il y avait fracture, il répondit que les signes de fracture manquaient, mais que la commotion était évidente, que l'épanchement menaçait, et que c'était là qu'était le danger, la fracture par elle-même, si elle existait, n'ayant pas d'importance.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal Relation chirurgicale de la mort du duc d'Orléans (1842)

J'ai fait moi-même une expérience louchant le mécanisme de la commotion, mais j'aurai à la répéter pour en tirer tout ce que je crois qu'elle peut donner. J'ai pratiqué à la partie antérieure du crâne, au moyen de quatre traits de scie, une fenêtre qui mettait le cerveau à nu, puis j'ai fait porter un grand coup de maillet sur la partie postérieure de la tête; le cerveau a manifestement avancé.
Source : Gallica

Charles-Jacob Marchal Relation chirurgicale de la mort du duc d'Orléans (1842)

Le cerveau, chez le Prince, n'a pu se remettre de la violente commotion qu'il avait éprouvée, et le sang épanché a dû seconder l'effet dépressif de la commotion.
Maintenant, quel a, été le mécanisme de la mort? En d'autres termes, comment, par suite de la lésion cérébrale, là mort est-elle survenue? Cela revient à la question de savoir comment les fonctions s'éteignent par la mort du cerveau, question posée et élucidée par Bichat. C'est la respiration qui commence à ressentir les effets de l'affaiblissement de l'action cérébrale.
Source : Gallica

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