Jean-Baptiste-Augustin Hapdé

Résumé

Jean-Baptiste-Augustin Hapdé Relation historique, heure par heure… (1820)

Le matin du jour fatal, Monseigneur le duc de Berry parloit avec la Princesse des bals brillans auxquels ils étoient invités : « C'est fort bien, dit-il, mais, pendant que les riches s'amusent, il faut que les pauvres vivent; » et il fait porter aussitôt, au bureau de charité, un billet de mille francs.
Monseigneur le duc de Berry donnait régulièrement de six à sept mille francs par mois aux pauvres de sa paroisse : il est reconnu qu'il distribuait, par an, plus de trois cent mille francs en aumônes et bonnes oeuvres. Voilà le Prince dont la France entière déplore la perte.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Augustin Hapdé Relation historique, heure par heure… (1820)

Il est difficile de se faire une idée des preuves de dévouement données à la personne du Prince pendant cette épouvantable nuit. Les efforts des hommes de l'art furent incroyables; le zèle des dames , des officiers et des gens de la maison du Prince, sans égal. Toutes les personnes attachées à l'Opéra, rivalisèrent de prévenances et d'activité. Ah! si les connaissances médicales, si l'attachement, si les soins, si les larmes, si le désespoir suffisaient pour arracher un bon Prince au trépas, BERRY vivrait encore !
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Augustin Hapdé Relation historique, heure par heure… (1820)

Le désespoir de Madame la Duchesse s'augmentoit à mesure qu'elle voyoit s'affoiblir l'organe de son époux; le Prince, la regardant avec attendrissement, la conjure de se ménager pour l'enfant qu'elle portait dans son sein.
Cette circonstance n'étoit encore que soupçonnée ; elle fait une impression bien vive sur tous ceux qui se trouvaient dans ce lieu d'angoisses et de désolation.
Quel tableau!.... et comment le peindre! Un fils de France, l'espoir de la patrie, une race, une postérité de Rois tout entière, expirant dans un seul être !
Source : Gallica

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