Résumé

Jean-Baptiste-Augustin Hapdé Relation historique des événemens funèbres de la nuit du 13 février 1820… (1820)

Le désespoir de Madame la Duchesse s'augmentait à mesure qu'elle voyait s'affaiblir l'organe de son époux; le Prince, la regardant avec attendrissement, la conjure de se ménager pour l'enfant qu'elle portait dans son sein. Cette circonstance n'était encore que soupçonnée; elle fait une impression bien vive sur tous ceux qui se trouvaient dans ce lieu d'angoisses et de désolation.
Quel tableau!... et comment le peindre! Un fils de France , l'espoir de la patrie, une race, une postérité de rois tout entière, expirant dans un seul être !
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Augustin Hapdé Relation historique des événemens funèbres de la nuit du 13 février 1820… (1820)

Il est difficile de se faire une idée des preuves de dévouement données à la personne du Prince pendant cette épouvantable nuit. Les efforts des hommes de l'art furent incroyables. Le zèle des dames , des officiers et des gens de la maison du Prince, sans égal. Toutes les personnes attachées à l'Opéra, rivalisèrent de prévenances et d'activité. Ah! si les connaissances médicales, si rattachement, si les soins, si les larmes, si le désespoir; suffisaient pour arracher un bon Prince au trépas, BERRY vivrait encore !
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Augustin Hapdé Relation historique des événemens funèbres de la nuit du 13 février 1820… (1820)

Laissez-moi! je l'ordonne ! ;
en un instant, elle a franchi l'espace ; elle s'est fait un passage et se précipite à genoux contre le lit du prince, saisit une de ses mains : Grand Dieu! cette main, cette main est froide!!! Ah! Charles n'est plus , dit-elle , poussant un cri terrible ! ! ! Dans le délire du désespoir, elle baise mille fois, elle arrose de ses larmes Cette main inanimée. On cherchait à arracher Madame la Duchesse à cette affreuse position
Source : Gallica

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