Prince de Ligne

Définition et enjeux

Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun…

Le prince de Ligne était grand, il avait une extrême noblesse dans le maintien, sans aucune roideur, sans aucune afféterie; tout le charme de son esprit se peignait si bien sur sa figure, que j'ai peu connu d'hommes dont le premier aspect fût aussi séduisant, et la bonté de son coeur ne tardait pas à vous attacher à lui pour toujours; il était à la fois brave et savant militaire. Dans tous les pays de l'Europe, ses profondes connaissances sur l'art de la guerre ont été appréciées, et l'amour de la gloire l'a toujours dominé
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Victor Du Bled Le Prince de Ligne

Toute sa vie elle excella à conclure d’excellens marchés. Un jour, le prince de Ligne s’amusa à lui prouver qu’elle savait par cœur Périclès, Lycurgue, Montesquieu, Locke, les beaux siècles de Rome, de la France, l’histoire de tous les pays, et il ajouta : « Puisque Notre Majesté le veut, je dirai d’elle ce que le laquais du père Griffet me disait de lui, en se plaignant de ce qu’il ne savait jamais où il posait sa tabatière, sa plume ou son mouchoir : Croyez-moi, cet homme n’est pas tel que vous le supposez ; hors sa science, il ne sait rien. »
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Victor Du Bled Le Prince de Ligne

II C’est chose peu aisée de suivre le prince de Ligne dans ses continuels voyages à travers l’Europe, de 1760 à 1790 : comme il a le fanatisme de la gloire, il a aussi le fanatisme des grands hommes, le sentiment de la patrie peu développé, ou plutôt il regarde comme sa patrie le pays où il aime, le pays où l’on se bat, où il plaît aux rois et aux reines, ses interlocuteurs préférés, cherche à faire de sa vie un rondeau, une fête perpétuelle de l’esprit et du cœur, il se définit lui-même sans façon : Français en Autriche, Autrichien en France, l’un ou l’autre en Russie.
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