Louise-Elisabeth Vigée-Lebrun, Souvenirs de Madame Louise-Élisabeth Vigée-Lebrun…
“ Cette affection du marquis de Rivière pour M. le comte d'Artois dominait en lui tout autre sentiment; elle a pu le conduire à l'exil, à la pauvreté, dans les cachots, sans qu'il crût lui faire trop de sacrifices. «Je n'ai plus rien, me disait-il un jour à Londres; mais, ajouta-t-il en mettant la main sur son coeur, où était toujours placé le portrait de son prince chéri, la dernière goutte du sang qui coule là est pour lui. Peut-être le sort m'a-t-il préservé si souvent parce que je dois lui être utile. Je serais bien heureux alors d'avoir échappé tant de fois à la mort.» ”
