Résumé

Paris et les Parisiens en 1835… (1836)

« L'homme est un animal sociable, » disent les philosophes, et c'est pour se conformer à cette loi bien connue de la nature, que les personnes des deux sexes s'assemblent par milliers, en dépit de la plus triste musique et de l'atmosphère la plus étouffante, dans l'enceinte de cette belle lanterne magique.
Quant à sa beauté, je suis en ce moment, plus que jamais, disposée à en rendre témoignage, car nous venons de rassasier nos yeux du plus magnifique spectacle que jamais il soit
entré dans la pensée des hommes d'étaler sur un théâtre.
Source : Gallica

Paris et les Parisiens en 1835… (1836)

En attendant, comme, avec toute l'admirable variété garrickienne de son talent, il serait impossible qu'elle jouât à elle seule tous les rôles dans toutes les pièces, il faut nécessairement que la tragédie se repose un peu en France, aussi bien qu'en Angleterre.
Pendant cet interrègne, il est heureux pour les Français, qui aiment tant à s'amuser, qu'ils aient un fonds de comédiens de tout âge qui ne leur manquera jamais; car la nation tout entière semble douée d'un talent qui lui, permettrait en cas de besoin de suppléer elle-même à ce qui manquerait à la troupe.
Source : Gallica

Paris et les Parisiens en 1835… (1836)

Jusque dans la danse, véritable arène faite pour déployer les grâces de la jeunesse, la jeune fille, en France, est encore vaincue quand ses pas, bien étudiés, se comparent avec les mouvemens aisés, faciles, enchanteurs, de la femme mariée.
Dans la naïve amabilité même qui suffirait pour rendre une jeune fille charmante, quand elle n'aurait pas d'autre charme, il est nécessaire de garder une prudente réserve. Quand une demoiselle française aurait le meilleur cœur du monde, la bienséance ne lui permettrait pas de le faire voir.
Source : Gallica

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