Résumé

Revue cosmopolite... 1867.... Année 1… (1867)

Le trait caractéristique de l'art, dit-il, c'est la puissance de créer : « L'homme créant lebeau, qu'il exprime à l'image de l'idéal qu'il contemple; l'homme réalisant, par sa force créatrice, une beauté qui est l'oeuvre propre de son esprit, une fille radieuse de son génie. »
Ici encore j'applaudis de toutes mes forces à cette superbe définition de l'artiste, et il me semble que si, au nom du réalisme, on lui déniait le droit et le devoir de créer, l'artiste serait réduit au rang du copiste le plus vulgaire, puisqu'il n'aurait pas même le mérite de l'exactitude.
Source : Gallica

Revue cosmopolite... 1867.... Année 1… (1867)

Il faut dans cette oeuvre faire deux parts bien distinctes, du moins quand il s'agit de l'apprécier.
La forme d'abord. Là on retrouve tout l'immense talent de l'auteur du Demi-Monde. Rien de plus merveilleux que l'art avec lequel il fait mouvoir ses personnages et manie les péripéties de son drame; rien de plus fin que son style, de plus spirituel que son dialogue. Il y a, en outre, dans les Idées de Mme Aubray, certains accents véritablement émus, certains mots vibrants du coeur que l'on chercherait en vain dans le Demi-Monde.
Source : Gallica

Revue cosmopolite... 1867.... Année 1… (1867)

Le corsage est en marbre noir, et la tête en onyx d'une finesse et d'une transparence opalines. Ce portrait est d'une allure calme, presque sévère. Tandis que les autres portraits de femmes ont, pour ainsi dire, des mouvements de tête, celui-ci pose dans une sérénité que rien ne semble devoir altérer. La postérité retrouverait un jour cette tête mutilée, et sans les insignes qui la trahissent, qu'elle dirait : « Celle-ci fut un peu plus qu'une grande dame ! »
Toujours cette puissante divination chez l'artiste, qui lui fait mettre l'âme sur le masque. Ce portrait est pour moi un chef-d'oeuvre.
Source : Gallica

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