Septfontaines

Résumé

Septfontaines L'année mondaine 1889 (1890)

La baronne Christian de Berckheim, fille de la comtesse, était en tulle bleu où s'égouttait une pluie de boutons d'or et la comtesse Paul de Pourtalès sa belle-sœur, en blanc; des bouquets de boutons d'or s'épanouissant au corsage et festonnant le bas de la jupe.
Puis, il y avait la duchesse de Doudeauville en splendide toilette de satin noir, avec une couronne de feuillage de diamants sur la tête, une rivière de diamants, rehaussée par un ruban de velours noir, au cou, une flèche et une profusion de marguerites de diamants sur le corsage
Source : Gallica

Septfontaines L'année mondaine 1889 (1890)

On a dansé samedi chez la comtesse Vitali et dimanche chez la duchesse de Lévis-Mirepoix. Lundi, la crème de la société élégante s'est retrouvée chez la baronne Gustave de Rothschild. Avec ses vastes salles où toutes les magnificences du luxe s'allient à toutes les richesses de l'art, sa terrasse imposante et son perron monumental qui descend sur les pelouses du jardin, ample et majestueux, comme ces escaliers du grand siècle où la fantaisie de Watteau groupait d'adorables marquises, habillées de rose et de bleu, l'hôtel de l'avenue de Marigny ressemblait à une exquise évocation du passé.
Source : Gallica

Septfontaines L'année mondaine 1889 (1890)

Aujourd'hui, les bals de l'Hôtel de Ville ont une allure moins solennelle, mais qui convient au régime démocratique sous lequel vit la France.
Pourquoi rire des redingotes et des robes montantes? N'y a-t-il donc que le frac à revers de soie et le corsage décolleté qui aient le droit de se divertir? Le peuple peut bien être au plaisir, lui qui est si souvent à la peine.
Nous ne savons si l'idée serait pratique, mais il nous semble que des classes encore inférieures à celles qui sont conviées dans le palais de nos édiles auraient
droit d'y paraître sous le flamboiement des lustres.
Source : Gallica

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