Emmanuele Navarro Della Miraglia, Ces messieurs et ces dames (1874)
“ Elle avait aussi, comme Maximum, et Loloche, une ample jupe bouillonnante dans ce style oriental qui sera la mode de demain, frangée de clochettes d'or et d'hirondelles en guipure. Elle portait aussi les cheveux roux, crépus et soyeux en bandeaux rutilants retenus par un peigne en diamants et par une résille tissée de perles. Mais elle ni ne caquetait, ni ne coquetait. Son œil bleu ne s'animait pas à propos de rien, et ses lèvres ne frémissaient qu'en humant à larges flots le Champagne. Ce pauvre innocent de Gontran, qui veut être aimé pour lui-même, au dessert lui parlait d'amour. ”
