Henriette d' Isle

Résumé

Henriette d' Isle Amours et amitiés parisiennes… (1881)

Il n'y a que vous, mon Dieu, qui possédiez l'amour absolu. Mais, nous autres, nous ne pouvons pas le comprendre et ne devons pas l'espérer. Jacques est charmant. Je lui découvre tous les jours mille qualités dont je ne m'étais pas aperçue. Autrefois je ne raisonnais en aucune façon sur lui. Maintenant je le juge. En vérité, il a gagné au change. Je voudrais avoir vingt ans de plus pour lui en parler à cœur ouvert. Non, ce n'est pas vingt ans, mais trente ans de plus que je voudrais avoir. Je mettrais la vieillesse à la mode : un bonnet de dentelle, une
robe de damas, un nuage de poudre.
Source : Gallica

Henriette d' Isle Amours et amitiés parisiennes… (1881)

Que celui qui n'a jamais été jaloux lui jette la première pierre.
— J'aime la campagne, disait Georgette, mais non comme on la comprend ici. Il y a trop de plaisirs, trop de bruit. Je l'aime d'un vrai amour pour elle. Est-ce que ce ciel avec ses beaux nuages roses, ce grand étang où se mirent les arbres, ces prairies, ces parterres, ne suffisent pas? A-t-on besoin du monde quand on a cela ?
— Vous avez raison, répliqua M. de la Môle, mais pour bien comprendre la campagne, il faut la regarder à deux.
Source : Gallica

Henriette d' Isle Amours et amitiés parisiennes… (1881)

Où est le sac de cendre, Mathilde?
- Vous en êtes là, « brune aux yeux bleus», à vingt-cinq ans! Vous n'êtes pas avancée pour votre âge ! J'ai pleuré aussi, moi, mais jamais passé vingt-quatre ans et demi. Oh ! jamais ! Il faut se faire une limite, parce qu'autrement, avec les hommes, on n'en finirait pas!
Allons, raisonnons un peu : aussi bien vous' avez des éclairs de raison à travers votre insanité. Si ce très cher Harold ne vous aime pas, n'est-ce pas un bonheur pour vous d'en être sûre? A quoi sert de venir sans cesse rouvrir son cœur aux blessures nouvelles?
Source : Gallica

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