Arsène Houssaye

Arsène Houssaye

Résumé

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les femmes de sport (1885)

Ceux qui accusent les générations présentes de s'endormir dans le sybaritisme n'ont jamais été sur un champ de course, n'ont jamais tenté les périls de la mer dans un yacht de risque-tout, n'ont jamais valsé dans un salon du monde où l'on s'amuse, n'ont jamais hanté les salles d'armes, et n'ont jamais accepté comme une partie de campagne un duel où la mort était du voyage.
Il y a là beaucoup de fils et de filles de ceux qu'on guillotinait naguère dans l'aveuglement
des révolutions, une rose à la main et un sourire sur les lèvres.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les femmes de sport (1885)

La princesse porte le plus allègrement du monde ses quarante-six ans et on ne dirait guère en la voyant qu'elle est grand'mère. C'est le privilège des femmes sans beauté de vieillir moins vite que les autres. Avec son museau de Carlin sur un buste de jeune fille et ses pattes les plus fines du monde, la princesse brave les années et reste toujours la grande dame étrangement attrayante qui révolutionna la cour impériale. Grande et souple comme un roseau, elle ne marche pas, elle ondule, et l'on ne saurait rien imaginer de plus gracieux que ce vol à ras de terre imité des sylphides.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les femmes de sport (1885)

Je ne parle pas de nos belles amazones : sans aller jusqu'à l'impératrice d'Autriche, la comtesse Potocka, la marquise Hervey Saint-Denis, Mme Bischoffsheim, la baronne Rothwillers qui font le tour du lac et qui feraient le tour du monde comme des gazelles lancées à fond de train au bord des abîmes. Et le tir au pistolet! et le patinage! et le steeple-chase des passions, un autre abîme où elles ne tombent pas tout en le
côtoyant !
Source : Gallica

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