Résumé

Th. Bentzon Le Roman de sport en Angleterre…

Voici la vengeance de Kate ; mais ne sera-t-elle pas elle-même durement punie ? Méritera-t-elle jamais de reconquérir l’homme excellent qui lui parait maintenant supérieur à tous les autres, supérieur à elle surtout ? Il ne peut plus l’estimer, la tendresse condescendante qu’il lui témoigne encore est de la pitié sans doute, et c’est là un sentiment dont ne saurait se contenter Kate Coventry. Qu’elle se rassure, John va lui rendre d’un mot la confiance en elle-même, l’espoir et le bonheur : — Me direz-vous, demande-t-il, pourquoi vous avez refusé Frank Lovell ?
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Th. Bentzon Le Roman de sport en Angleterre…

J’entends la voix de John : — Bravo, Kate ! — quand Bas-Blancs, se mettant au trot de lui-même, dresse ses petites oreilles et bondit par-dessus une haute palissade, non sans l’érailler un peu et y laisser un lambeau de ma jupe. Nous sommes tous trois les plus rapprochés des chiens et descendons ventre à terre une longue prairie marécageuse bordée de haies touffues, le long desquelles ruisselle la meute, pareille à une fleuve de lait. Le vent me rafraîchit le visage et caresse mes cheveux. Je suis désormais côté à côte avec Frank. Je me sens capable de tout. Le voici dépassé lui-même
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Th. Bentzon Le Roman de sport en Angleterre…

Parmi toutes ces sœurs positives et pratiques de Kate Coventry, il en est une cependant à qui le sport est funeste et que la passion emporte au-delà de l’inévitable poteau du mariage, but éternel de toutes les autres, C’est la pauvre Blanche Douglas, Satanella, comme on l’appelle, dont la nom et la vie sont inséparablement liés à ceux d’une jument noire, belle, fière et indomptable comme elle-même.
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