D. Emsworth

Résumé

D. Emsworth Le cheval & le chien (1865)

Il ne suffit pas qu'un cheval et qu'un cavalier se soient accoutumés de concert à des sauts de barrière et de rivière, pour se croire capables d'entreprendre la chasse à courre de toute sorte de gibier : si le cheval se trouve en présence d'un obstacle d'aspect différent de ceux auxquels il a été habitué, il s'épouvantera, et ses mouvements extraordinaires laisseront son cavalier sans défense. Ce n'est donc qu'après avoir franchi des
obstacles de toutes espèces et dans des contrées différentes, qu'un homme peut être sûr de lui et de son cheval, dans toutes les éventualités.
Source : Gallica

D. Emsworth Le cheval & le chien (1865)

Quant à décider si l'on pourra rester en selle, chaque cavalier en jugera d'après le degré de confiance qu'il a en lui-même. Bien des chasseurs persuadés que leur cheval peut franchir un obstacle, n'en refuseront pas moins de tenter l'épreuve, alors même qu'ils seraient attachés à leur selle. Cela procède de ce fatal défaut, le manque d'intrépidité. Nous ne pouvons blâmer un homme de ne pas posséder un don que la nature lui a refusé : le sportsman, dans cette situation, est malheureux, n'allons pas
jusqu'à le rendre ridicule.
Source : Gallica

D. Emsworth Le cheval & le chien (1865)

Il est d'autant plus dangereux de faire subir aux chevaux que l'on vient d'acheter des fatigues auxquelles ils n'ont pas été préparés, que les marchands de chevaux leur appliquent d'ordinaire un traitement directement opposé à la préparation au travail. Ce traitement, qu'on pourrait nommer préparation à la vente, consiste à engraisser le cheval et à lui inspirer, par l'abus du repos, une vive impatience de mouvement que l'acheteur prendra pour de l'ardeur. Comme on le voit c'est littéralement l'antipode de l'entraînement.
Source : Gallica

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