Résumé

John Stewart Conseils aux acheteurs de chevaux… (1861)

Après s'être assuré des mérites et des vices d'un cheval, on ne peut établir avec une précision mathématique jusqu'à quel point il possède les uns et les autres. Son pas peut se mesurer par le temps et la distance, et le poids qu'il est susceptible de porter ou de traîner peut donner quelques notions sur sa force ; mais on n'a point jusqu'ici trouvé moyen d'apprécier exactement son ardeur, sa docilité, sa disposition au travail, et sa valeur réelle est si vaguement déterminée que deux hommes à peine, sur un grand nombre, fixeraient le même prix.
Source : Gallica

John Stewart Conseils aux acheteurs de chevaux… (1861)

On peut s'assurer de la condition d'un cheval par son apparence générale, par la connaissance de ses performances durant les semaines ou les mois précédents, et surtout par une épreuve immédiate. Le cheval qui a été préparé pour le marché est gras et dodu; sa chair est tendre et molle; nulle part les formes et l'action des muscles ne sont visibles. Au moment où il sort de l'écurie, il est agité, empressé de courir, il piaffe, se cabre et bondit. Mené sur la route, il part avec plaisir et ardeur, mais trop impatiemment; il exige le frein plus que l'éperon.
Source : Gallica

John Stewart Conseils aux acheteurs de chevaux… (1861)

Les chevaux chez lesquels le besoin de mouvement est excessif s'emportent souvent, mus non par la timidité ou par la crainte, mais par le plaisir qu'ils éprouvent à courir. Au départ et au retour leur allure est la même, et s'ils se voient dépassés par un autre cheval ils, s'animent et s'agitent. A la chasse, leur ardeur ne connaît plus de bornes; la queue et les
oreilles droites, les narines et les yeux dilatés, l'écume à la bouche, la transpiration ruisselant des flancs, ils s'élancent en dépit de tous les obstacles, et souvent ne s'arrêtent que lorsqu'ils tombent épuisés.
Source : Gallica

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