Résumé

Ludus pro patria : la cavalerie et les sports… (1898)

Comme la course exige un long et constant usage du cheval, une connaissance approfondie de ses qualités, une grande habitude de la vitesse, un esprit libre, prompt à se décider, du sangfroid et du coup d'œil, un caractère entreprenant, de l'esprit de suite, de l'énergie et des muscles pour lutter, de l'ambition et de la noblesse pour goûter l'ivresse de la victoire et enfin, une foi ardente, inébranlable, sans laquelle on ne triomphe jamais, nous pensons qu'elle est la meilleure école du soldat et que tout vrai cavalier doit avoir cette passion dans le sang x.
Source : Gallica

Ludus pro patria : la cavalerie et les sports… (1898)

Pour nous, dont la conviction est faite depuis longtemps, nous croyons que le sport est la fontaine de Jouvence à laquelle notre cavalerie devra venir puiser, tant que nous resterons en paix, le secret d'une éternelle jeunesse. Nous croyons et nous affirmons que, dégagées de tout but de spéculation déshonnête, de toute idée de lucre, les courses apparaissent comme le plus noble et le plus complet de tous les exercices physiques, comme le plus capable de remuer profondément les passions humaines et de susciter les élans les plus généreux.
Source : Gallica

Ludus pro patria : la cavalerie et les sports… (1898)

Chez nous, l'instrument exécuteur des hautes pensées sera peut-être la balle qui tue; ce devrait être souvent le sabre qui hache : mais c'est partout et toujours le cavalier et le cheval au cœur d'airain, obus gigantesque et vivant que rien n'arrête, dans l'exploration, dans la charge, et qui vient éclater enfin dans la poursuite. Pour que la balle atteigne son but, pour que le sabre frappe au bon endroit, il faut de longs et patients exercices; mais pour que l'homme et le cheval s'identifient, pour les centauriser, il en faut de plus longs et de plus incroyables encore.
Source : Gallica

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