Eugène Fromentin,
Une année dans le Sahel
(1859)
“ Le ciel matinal couvre ces mystères de lueurs fraîches et vives. Les pigeons de ma basse-cour roucoulent comme pour donner la note musicale de ce tableau aimable ; et de temps en temps, un couple blanc passe avec bruit devant ma fenêtre et fait voler son ombre jusque sur mon lit. Presque tous les jours, il y a des manoeuvres de cavalerie dans l'hippodrome. L'hippodrome est un grand terrain vide et battu, sans verdure, enclos d'aloës et d'oliviers, qui commence au bout de mon parterre et se termine au rivage. ”
