Résumé

Élie Richard Charme des courses : introduction au sport hippique (1929)

Il suffit d'indiquer ce conflit probable pour qu'on juge d'un trait qu'à la tête du formidable rouage qu'est, aujourd'hui, sous le nom de Courses, le sport hippique, l'humanité réside, avec ses caractéristiques de compétition, avec l'ambition, l'orgueil, l'envie, l'avarice, l'amour même. Et les vertus encore s'y épanouissent.
Le Jockey-Club (de France) qui ne ressemble à l'anglais que par son nom, à côté de tout cela,
vit sa vie de cercle, sans prendre part à rien qui soit actif au point de vue de l'hippisme.
Source : Gallica

Élie Richard Charme des courses : introduction au sport hippique (1929)

On peut en dire tout de même des champs de Courses !
Sur la pelouse verte, la piste, le court, les corps souples s'élèvent avec une aisance qui donne, par une sympathie secrète, un cours plus vif à notre sang.
Ce ne sont pas des brutes, ces enfants à peine sortis de l'école, ces hommes mûrs qui, affairés, notent les performances jetées par le porte-voix — ou le tableau. Ils n'admirent pas seulement la persévérance de l'effort, la beauté des corps ou des gestes, ils s'évadent de leur quotidien. Ils prennent, par surcroît, un sens plus « objectif » du monde extérieur.
Source : Gallica

Élie Richard Charme des courses : introduction au sport hippique (1929)

Toujours le pesage, dans le monde des Courses, a figuré le sommet. Là, parmi les fleurs en buissons, les femmes de soie et de perles, les pur sang de satin et de feu, les hommes beaux à force de chic et laids à force de tares, les fins de races ou les aubes, les demi-dieux et les maquignons, là fréquentent ensemble l'Argent et la Veine.
Et les Pelousards, depuis leur boue, leur presse, leur incertitude, leur illusion, ne sont pas loin d'imaginer que dans l'enceinte privilégiée, on « gagne » aisément, on viole même la chance, l'épuisé au détriment du populaire.
Source : Gallica

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