Adolphe de Neuter

Résumé

Adolphe de Neuter Mémoires d'un entraîneur. 2 (1925-1931)

En Afrique, un rhinocéros au regard morne Le régla sur le but par une courte corne ; Aux courses du lac Tchad, il voulut dire un mot, Sur une ligne droite à certain grand chameau, Ce chameau de chameau, rien qu'en tendant la tête, Lui prit une longueur au poteau. Pas si bête !
A Bombay, par un jour de turf à grande pompe, L'éléphant d'un rajah le battit d'une trompe, Malgré la neige, à Jacobshawn, au Groënland, Il succomba de peu contre un jeune ourson blanc Et l'on dit qu'au Japon, il fit une grimace, Parce qu'il fit dead-heat avec une limace.
Source : Gallica

Adolphe de Neuter Mémoires d'un entraîneur. 2 (1925-1931)

Or, le Césarewitch est un handicap ! Un handicap de longue distance, et de longue haleine, puisque l'on parie sur son résultat avant même que d'y engager les chevaux. Une course sur laquelle il y a moyen de réaliser des millions en betting, et sur laquelle des fortunes ont été gagnées et perdues.
Une épreuve que l'on « vise » pendant des mois, sinon pendant des années, qui paraît inaccessible entre toutes, mais qui, dans un pays où les stayers sont rares, est en réalité des plus faciles à enlever ; il suffit d'avoir le cheval, le vrai cheval de fond et de le cacher au handicapeur !
Source : Gallica

Adolphe de Neuter Mémoires d'un entraîneur. 2 (1925-1931)

Si l'on demandait aux propriétaires de chevaux de courses des divers pays européens quelle est l'épreuve qu'ils aimeraient par-dessus tout gagner chez eux, il n'est pas absolument certain que les Français répondraient unanimement le Grand Prix de Paris, les Belges, le Grand Prix de Bruxelles, les Italiens, le Derby Reale, les Espagnols, le Grand Prix de San Sébastian, ni même les Anglais, le Derby d'Epsom ! Le jour où Verdun gagnait le Grand Prix de Paris, d'Okhuysen pleurait réellement parce qu'il avait raté sa suprême ambition, le Prix du Jockey Club.
Source : Gallica

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