Résumé

J. Portefin Le Cheval de courses, par un entraîneur (1917)

Un jour peut-être, la science sera-t-elle capable, remontant des effets aux causes, de déterminer une méthode unique, exacte d'entraînement ; ce jour-là elle aura tué ce qui en fait le charme, l'imprévu ; elle aura fait disparaître cette recherche si captivante de l'inconnu, qui en est le principal attrait.
Que les amis du bon vieux sport se rassurent, ce jour n'est pas proche; la nature ne livre pas facilement ses secrets, elle les voile jalousement à nos yeux et ne se les laisse arracher que comme à regret et peu à peu.
Source : Gallica

J. Portefin Le Cheval de courses, par un entraîneur (1917)

Mais c'est la fortune d'une écurie ; et les entraîneurs le savent bien.
Le bon propriétaire n'est pas celui qui met en avant ses capitaux avec une folle témérité ou une insouciance puérile. Ni encore, le philosophe indifférent qui a toujours le sourire dans la bonne comme dans la mauvaise fortune et laisse faire.
Non, le bon propriétaire se pique au jeu, se passionne ; il sait engager ses chevaux, comprendre son entraîneur et le remonter parfois. Il a la confiance de l'écurie entière, et sous son impulsion ferme et sûre, chacun travaille avec ardeur dans la certitude du succès.
Source : Gallica

J. Portefin Le Cheval de courses, par un entraîneur (1917)

Maisons, dont les longues lignes droites à perte de vue écœurent l'animal nerveux et impressionnable, fait l'affaire de l'animal puissant, à grand abatage, persistant dans l'effort. La puissance de son mécanisme s'y développera à merveille et mettra en détresse le cheval souple dont la pointe de vitesse sera émoussée et qui, dans l'effort, viendra mourir à sa croupe comme la vague sur le rivage.
La piste droite qui permet de faire des courses de 2.000 mètres est unique en France, et voit disputer des épreuves sensationnelles du plus haut intérêt.
Source : Gallica

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