Céleste de Chabrillan,
Mémoires de Céleste Mogador. Tome 2
(1858)
“ Elle me demanda plusieurs fois : — Entends-tu ce que l'on dit ? — Non, lui dis-je ; sans doute, on remarque que tu es bien mise. — Ou que je suis affreuse ! — Puis, se regardant dans la glace, derrière elle, elle soupira. — Tu souffres, lui dis-je, pourquoi es-tu venue? - Allons donc, me dit-elle, sois franche, dismoi que je ne suis plus que l'ombre de moi-même; que cette fatigue, cet engourdissement, c'est la mort ! - Es-tu folle, ma pauvre Lise? on peut être souffrante sans mourir;, ça tient joliment, la vie, va ! — Ah ! tu crois? c'est que j'ai peur de la mort. ”
