Résumé

Edmond Gast Le cheval normand et ses origines…

Ah ! certes, c'est un élevage productif. Vendre dix mille francs un cheval de trois ans, vendre un poulain deux mille francs le jour de sa naissance, c'était inespéré ! Mais que les éleveurs y prennent garde; la poule aux œufs d'or n'est pas éternelle. Si l'Amérique réussit ou se fatigue d'échouer sans cesse, que ferez-vous de vos chevaux énormes dont vous serez encombrés ?
Et, comme vous le dit très bien M. Daubian-Delisle, quelle sera alors la situation de l'élevage percheron ? Pourront-ils, ces gros animaux, être employés par l'agriculture ou l'industrie ?
Source : Gallica

Edmond Gast Le cheval normand et ses origines…

On pourrait lui objecter, avec une certaine apparence de raison, qu'il est dommage de faire redescendre dans l'échelle sociale des chevaux, une jument de race pure qui devrait être exclusivement employée à la reproduction pure ! Que si on réserve à ces emplois des poulinières sans valeur, il n'y a rien à espérer d'un pareil croisement, car dans toutes les familles il peut y avoir des sujets incapables ; que d'un autre côté, si ces mères sont susceptibles de produire de beaux chevaux de haute race, c'est une hérésie de leur faire produire des animaux de rang inférieur !
Source : Gallica

Edmond Gast Le cheval normand et ses origines…

Sous François Ier et sous Henri IV, qui aimait et protégeait les chevaux d'une façon toute particulière, les haras s'étaient encore développés : le cheval espagnol était en grande faveur et l'Angleterre nous enviait nos produits.
La puissance féodale poussait, dans chaque province, à l'élevage, de même qu'au développement de l'agriculture, des sciences et des arts. Ce fut au commencement du règne de Louis XIII que l'on construisit ces écuries merveilleuses souvent plus luxueuses que le château, ce qui indique les sacrifices que l'on faisait aux chevaux.
Source : Gallica

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