Résumé

Bon de Vaux Les haras et les remontes : prix des chevaux… (1887)

Pour dresser un cheval il faut des gens du métier qui par leur savoir complètent l'éducation de l'animal qui sort de chez eux prêt au service, et cette qualité lui permet d'atteindre un prix avantageux; au lieu d'être une faveur faite aux riches, c'est un impôt dont le produit est versé entre les mains des classes laborieuses ! — En plus de ses élèves chevaux, l'École de dressage prépare des hommes : elle seule peut, peut-être encore, maintenir la tradition de la vieille école française !
Source : Gallica

Bon de Vaux Les haras et les remontes : prix des chevaux… (1887)

Est-il vraiment bien nécessaire de réfuter ces arguments enfantins, et chacun, même parmi les plus étrangers à la question, ne comprend-il pas, au premier coup d'œil, l'inutilité de ces théories! — Le cheval de luxe est le seul soutien, avec les pur sang, de l'élevage français. — Le cheval de labour ne sera jamais d'une vente assez rémunératrice. Ses prix
sont trop modérés. (Je ne parle pas, bien entendu, de ceux qu'on vend comme étalons; mais que d'appelés et combien d'élus.) Ensuite si on le substituait au demi-sang, immédiatement le développement exagéré de cet élevage avilirait les prix.
Source : Gallica

Bon de Vaux Les haras et les remontes : prix des chevaux… (1887)

Il est évident, en effet, que si les bons chevaux ont, dans le commerce, un prix supérieur au tarif de la guerre, les officiers de remonte, bornés par ce tarif, se trouveront dans l'alternative de n'acheter que du médiocre ou de ne rien acheter.
L'administration des Haras ne peut forcer l'industrie agricole de livrer ses produits à l'armée ; elle ne peut pas imposer au cultivateur une spéculation ruineuse.
Si donc la production du cheval de troupe ne suffisait pas à la consommation, ce serait un malheur sans doute, mais sur qui retomberait la faute?
Source : Gallica

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