Pierre-Marie-Charles Joly

Résumé

Pierre-Marie-Charles Joly Étude sur les remontes, par M. Joly… (1898)

Il est vrai que la recherche du type cheval d'artillerie est un peu décourageante. A quoi bon améliorer tant les 30000 chevaux du temps de paix, puisqu'ils sont destinés à être noyés dans 220000 chevaux de réquisition? C'est une proportion d'à peine un cheval par voiture ! Aussi la question du cheval d'artillerie est-elle plus complexe qu'une simple question de remonte : c'est toute une réforme à faire de l'élevage, une transformation agricole qu'il est à peine possible d'espérer.
Source : Gallica

Pierre-Marie-Charles Joly Étude sur les remontes, par M. Joly… (1898)

On conçoit à peine qu'il soit besoin d'encourager ce type de cheval, car il n'est pas une spécialité pour l'armée. Il est au contraire apte à tout; toutes les fois qu'un cheval, ayant une masse suffisante, est apte au service le plus dur, à la selle, c'est-à-dire au galop, il est à fortiori trotteur, carrossier, artilleur, ce n'est plus qu'une question d'éducation.
Source : Gallica

Pierre-Marie-Charles Joly Étude sur les remontes, par M. Joly… (1898)

Il faudrait qu'il pût suivre, dans toute leur carrière, les poulains qu'il fournit, de façon à se faire une opinion sur tel ou tel élevage. Ne voit-on pas souvent de beaux chevaux rendre de médiocres services, et, au contraire, des chevaux à encolure courte, mais à poitrine profonde, jardonnés, à mauvais aplombs, devenir d'excellentes montures ? Combien le cheval de sang, même taré, n'est-il pas supérieur au cheval commun parfaitement net? Il faudrait donc que les officiers acheteurs pussent recevoir chaque année des corps de troupes les notes des chevaux fournis par eux
Source : Gallica

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