Résumé

Louis-Guillaume Puybusque Des haras dans leurs rapports avec la production des chevaux… (1833)

Il reste prouvé que, lorsqu'on remonte la cavalerie française avec des chevaux du pays, on ne peut lui livrer que ceux qu'ont dédaignés le luxe, le commerce et toutes les industries, et que ce rebut ne se compose que de jeunes chevaux, la plupart provenant de bêtes de trait ; ces avortons, qui, par leur nature, sont condamnés aux allures lentes, manquent de feu, de légèreté et de fond ; le service de la cavalerie est au-dessus de leurs moyens.
Source : Gallica

Louis-Guillaume Puybusque Des haras dans leurs rapports avec la production des chevaux… (1833)

Quelque soin que l'on prenne de secouer ce foin avant de le mettre dans le râtelier, il est impossible de le dégager complètement de cette poudre malfaisante. Si sur les hommes, qui ne font que la sentir par la respiration, elle produit l'effet des épices les plus violentes, quel ravage ne doit-elle pas opérer dans le corps des chevaux qui ont à la digérer? Qu'on ajoute à cela le mal que fait à la poitrine du cheval la graine de foin, et l'on jugera si c'est sans motif que les Anglais suivent une marche toute différente.
Source : Gallica

Louis-Guillaume Puybusque Des haras dans leurs rapports avec la production des chevaux… (1833)

Il est reconnu qu'une des principales causes de la dégénérescence de nos chevaux vient de l'avidité irréfléchie des propriétaires de haras qui font couvrir de jeunes bêtes qui ne sont qu'au milieu de leur croissance et n'ont pas jeté la gourme; ayant besoin pour elles-mêmes de toute la nourriture qu'elles peuvent prendre, il faut encore qu'elles fournissent à l'alimentation du poulain qu'elles portent avant le vœu de la nature, et pour quelques uns, cet état de gestation anticipée n'est pas un motif suffisant pour les dispenser des travaux pénibles auxquels l'avarice les assujétit sans pitié.
Source : Gallica

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