Résumé

J.-H. Magne La Production chevaline en France et les chevaux de l’armée

Tous ces chevaux se ressemblent aujourd’hui et forment un type unique connu sous le nom de chevaux anglo-normands. Le plus beau sujet de ce type est remarquable par sa taille, par sa noble tête et sa belle encolure, par son garrot haut et épais, par son poitrail bien ouvert et ses reins courts, sa côte profonde, sa croupe longue et peu inclinée, ses avant-bras larges et ses jarrets puissans. Il a autant d’énergie que d’élégance. Le premier choix est réservé pour la reproduction et les voitures de luxe ; sans être les meilleurs, ceux qu’on achète pour l’armée rendent encore de bons services.
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J.-H. Magne La Production chevaline en France et les chevaux de l’armée

Pour les chevaux de selle, on n’a jamais voulu reconnaître que la consommation seule fait la production, et que le pays pourrait largement suffire aux besoins de l’armée, si les éleveurs avaient intérêt à les satisfaire. Le gouvernement n’a jamais songé à encourager la production des mulets et des chevaux de trait ; depuis des siècles, il emploie même toutes les ressources dont il dispose pour en détourner les éleveurs, et pourtant les chevaux du train des équipages et de l’artillerie n’ont jamais manqué.
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Il achète des poulains, les emploie à l’exploitation de sa ferme, et, tout en les nourrissant bien, les élève économiquement : les poulains paient largement leur entretien par leurs services et par l’augmentation de leur valeur.
De nos jours, la production chevaline ne prend un grand développement que dans les contrées où, en raison de la nature du sol et du climat, on peut y appliquer la division du travail, qui offre de si grands avantages. Plus encore peut-être que pour les autres industries, la division du travail a sa raison d’être dans l’élevage du cheval.
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