Résumé

Charles Mourain de Sourdeval L'agriculture, le cheval de guerre et le cheval de course (1860)

On se fait trop souvent une idée exagérée du rôle de l'étalon dans la production des chevaux , on s'imagine que l'étalon peut suppléer à tout, à la mauvaise poulinière, à la mauvaise prairie, au mauvais éleveur. Dès qu'un cheval manque par quelqu'un de ces côtés, vite on s'en prend à l'étalon, surtout si celui-ci appartient à l'État. C'est une si douce habitude en France de rendre l'État responsable de tout, même de la sécheresse ou de la pluie, du choléra ou de l'oïdium !
Source : Gallica

Charles Mourain de Sourdeval L'agriculture, le cheval de guerre et le cheval de course (1860)

On n'impose point une race à un sol, et il est presque aussi difficile de l'imposer à des éleveurs. Laissez le sol et l'éleveur s'entendre entre eux, comme la chose se fait si bien dans le Perche, l'Artois et la Picardie, et, si le total de la production française ne donne pas en nombre suffisant les chevaux dont l'État a besoin pour sa cavalerie, l'État peut intervenir à bon droit pour obtenir la production de cet élément militaire.
Source : Gallica

Charles Mourain de Sourdeval L'agriculture, le cheval de guerre et le cheval de course (1860)

Quand j'entends dire que la liberté et l'industrie privée s'inspirent mieux que toutes les combinaisons officielles en matière de production chevaline, je ne puis m'empêcher de sourire et de répondre: Oui, sans doute! mais c'est pour faire ce qui leur plaît et ce qui leur rapporte le plus. La production du cheval de trait et celle du mulet leur donnant des bénéfices évidents, elles se tournent de plus en plus vers elles.
Source : Gallica

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