Résumé

Louis Champion Du cheval de selle français, ce qu'il est… (1898)

Pour nous qui traitons du cheval de selle, nous ne pouvons que nous en féliciter : nous l'avons dit déjà en parlant du cheval de pur sang élevé dans la partie nord de la France.
Il y a surproduction de pur sang ! Tant pis, il est vrai, pour l'éleveur, qui a fait des sacrifices, élevé son poulain à l'avoine dès son sevrage, payé cher sa poulinière ; mais tant mieux pour le pays, pour l'armée, où ce trop-plein ira forcément; tant mieux pour l'élevage, où resteront des mères de race pure.
Source : Gallica

Louis Champion Du cheval de selle français, ce qu'il est… (1898)

La production du pur sang est devenue une affaire de spéculation, comme les bouillons Duval ou les chalets de nécessité. Étant, dès lors, un commerce comme un autre et, par suite, une source de revenus, cet élevage s'est forcément trouvé soumis à des préoccupations presque exclusives d'argent; l'idée de lucre a peu à peu primé, puis complètement effacé l'idée du cheval utile ; on a multiplié à l'infini les courses pour créer des débouchés, exagéré à outrance la production, tout cela sans aucun profit pour l'amélioration de nos races de service et de guerre
Source : Gallica

Louis Champion Du cheval de selle français, ce qu'il est… (1898)

Suffit-il d'ajuster à un animal quelconque une bride, une selle, un harnachement si brillant qu'il soit, pour faire un cheval de selle?
Évidemment non. Sans doute, « tous les chevaux se montent » (cela veut dire : tous les chevaux portent l'homme) ; mais un cheval naît
cheval de selle, comme un homme naît poète ou peintre, avec cette différence, bien entendu, que, chez le cheval, les qualités physiques doivent accompagner, précéder même, les qualités morales.
Source : Gallica

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