Résumé

Henri Blacque-Belair Causeries sur l'équitation et l'instruction militaires… (1909)

Il n'en n'est pas moins certain que le « départ au galop » sur les hanches est un critérium en équitation et la pierre de touche de tout écuyer. De la part de l'homme, il demande science et habileté et beaucoup de tact, c'est-à-dire le fin du fin. Chez le cheval, il exige la souplesse, l'obéissance absolue aux aides, l'engager de l'arrière-main, le reflux de l'avant-main sur les hanches, c'est-à-dire le rassembler, l'équilibre ! et voilà
vraiment des mots bien talon rouge pour une équitation si plébéienne !
Source : Gallica

Henri Blacque-Belair Causeries sur l'équitation et l'instruction militaires… (1909)

Le sort d'une bataille peut dépendre d'un ordre bien ou mal transmis, d'un renseignement parvenu ou perdu : autant dire de la maladresse ou de l'audace d'un simple cavalier. Le succès d'une charge tient moins à la bravoure et à l'habileté des chefs de peloton qu'au calme et à la belle ordonnance de la marche d'approche. Tenir dans le rang, à sa place, d'une seule main, un cheval qui tire, n'est pas une besogne aisée. Quelques maladroits suffisent pour semer le désordre et rompre la cohésion de l'attaque.
Source : Gallica

Henri Blacque-Belair Causeries sur l'équitation et l'instruction militaires… (1909)

Avant le choc, avant la mêlée, pendant la marche d'approche, il y aura déjà une bataille engagée, terrible, impitoyable, qui se livrera sans trêve ni merci entre cet homme et ce cheval qu'un même élan devrait, dans une mutuelle confiance et une intime union, porter vers le même but. Or, l'homme qui dans une charge de cavalerie n'est pas intimement fondu avec sa monture, celui qui ne peut tendre délibérément toute la puissance de sa pensée et toute la force de son bras vers l'ennemi sur lequel il fonce n'est pas un cavalier de combat
Source : Gallica

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