Résumé

Henri Choppin L'équitation militaire au XVIIIe siècle… (1902)

L'art de monter à cheval consiste à faire exécuter à l'animal tous les mouvements dont il est susceptible sans le contrarier, soit par la position de l'homme, soit par les effets de ses jambes ou de sa masse, de manière qu'il les exécute avec la même liberté que s'il les faisait de sa pure volonté.
L'art seul ne suffit pas pour cet objet. Il faut du temps, de la patience, pour amener l'animal à ce point de perfection qui sera aussi assujetti à l'âge, aux forces, au caractère et à l'intelligence du même animal.
Source : Gallica

Henri Choppin L'équitation militaire au XVIIIe siècle… (1902)

On a poussé l'ignorance jusqu'à dire qu'un cavalier qui ne portait que sur ses étriers pesait moins sur son cheval, comme si un corps porté par un centre perdait de son poids pour être posé de telle ou telle manière. Il est bien vrai qu'il peut être posé d'une manière à conserver plus longtemps l'équilibre des deux corps et, par conséquent, à se moins fatiguer réciproquement ; mais celui qui est porté a toujours le même poids. C'est une absurdité, qu'on a de la peine à entendre soutenir.
Source : Gallica

Henri Choppin L'équitation militaire au XVIIIe siècle… (1902)

La recrue a besoin d'apprendre à marcher : il a besoin d'assouplir tous ses membres pour manier son fusil, le cavalier pour manier son sabre. Si le cheval n'était destiné qu'à aller toujours au pas et sur des grandes routes, comme tous ceux destinés à l'agriculture ou au roulage, l'on n'aurait pas besoin de toutes ces précautions. Mais l'homme, en en destinant une partie à la guerre, à la chasse, à ses plaisirs et en exigeant ces services pour lesquels la nature ne les a point formés, est obligé d'employer un art très savant pour les y contraindre.
Source : Gallica

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