P.-A. Aubert

Résumé

P.-A. Aubert Équitation des dames (1842)

En reconnaissant que la douceur de caractère est une qualité indispensable pour un cheval de femme, on serait dans une grande erreur si l'on croyait que cette seule qualité suffit pour l'agrément et la sûreté de la personne qui le monte. Et
en effet, si le cheval bien doux, bien caressant, qui mange dans la main de sa maîtresse et la suit comme un chien, n'a point de sûreté de jambes, ni liberté d'épaules, ni vigueur dans les hanches et les jarrets, il pourra la rouler dans le plus beau chemin et lui faire beaucoup de mal avec la meilleure volonté du monde.
Source : Gallica

P.-A. Aubert Équitation des dames (1842)

Sans la belle position, il ne peut y avoir aucun moyen possible de solidité sur le cheval, ni d'exécution pour le faire obéir aux choses les plus simples, comme les plus savantes qu'on veut exiger de lui. La belle position donne la grâce et la stabilité de l'assiette, conséquemment la confiance ; et l'accord des aides, ce grand secret de la science équestre, vient naturellement et presque seul, quand une fois la position est régulière et assurée.
Source : Gallica

P.-A. Aubert Équitation des dames (1842)

Il faut toujours être prêt à la secourir, si la vue ou le bruit d'un objet imprévu venait à effrayer son cheval, qui se trouverait doublement impressionné, si le cheval qui l'accompagne commençait lui-même par se dérober ou s'emporter. Toutes les fois que le chemin ne permet pas de marcher deux de front, la politesse alors n'est pas de faire passer la dame la première, elle exige, au contraire, que le cavalier prenne le devant, comme pour éprouver le chemin et pour engager le cheval de femme à suivre le sien sans crainte.
Source : Gallica

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