Résumé

F. Musany Revue des Deux Mondes

On croit pouvoir assurer, sans crainte d’être démenti, que l’équitation est un art très long et très difficile qui exige autant de théorie que de pratique et qui suppose une foule de connaissances accessoires que l’on n’acquiert qu’avec le temps... Il n’y a jamais eu de véritable homme de cheval que l’homme de manège, parce que lui seul, possédant la science et le fond des principes, a l’habitude de tirer tout le parti possible des chevaux et qu’il applique beaucoup plus facilement les leçons nécessaires à ceux de guerre et de chasse, qui doivent être nécessairement beaucoup simplifiées...
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F. Musany Revue des Deux Mondes

L’œuvre de Baucher ne saurait constituer véritablement une méthode. Et cependant c’est de lui que se sont inspirés, que s’inspirent encore aujourd’hui beaucoup d’écuyers militaires et civils du plus grand mérite. Il en résulta que le terme équitation de manège devint presque synonyme d’équitation de cirque aux yeux de beaucoup de cavaliers qui préférèrent se jeter dans l’extrême opposé : l’équitation anglaise ; pour eux, l’équitation dite du dehors, calquée sur celle des courses et des chasses au renard, devint le nec plus ultra de la science.
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F. Musany Revue des Deux Mondes

Ainsi, nous aurions indéfiniment une race de chevaux se renouvelant sans cesse et toujours perfectible, se rapprochant, selon les besoins, de tel ou tel idéal que tout homme de cheval peut concevoir. Cet idéal, autrefois, c’était le cheval arabe grandi, le cheval de selle plus distingué, avec des allures plus rapides, et c’est ainsi qu’on a créé le pur-sang anglais ; aujourd’hui c’est le pur-sang plus étoffé, plus robuste, régénéré par d’habiles croisemens avec des races plus communes auxquelles il donnera son élégance de formes et son énergie.
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