Germaine de Staël-Holstein,
De la Littérature, considérée dans ses rapports avec les institutions sociales…
(1799)
“ Heureux le pays où les écrivains sont tristes, où les commerçans sont satisfaits, les riches mélancoliques, et les hommes du peuple contens ! La langue anglaise, quoiqu'elle ne soit pas aussi harmonieuse à l'oreille que les langues du midi, a, par l'énergie de sa prononciation, de très-grands avantages pour la poésie : tous les mots fortement accentués ont de l'effet sur l'ame, parce qu'ils semblent partir d'une impression vive ; la langue française exclut en poésie une foule de termes simples, qu'on doit trouver nobles en anglais par la manière dont ils sont articulés. ”
