Élie Faure,
Reflets dans le sillage
(1938)
“ Hélas ! on sème des amis le long du Périple , des amis qu' on ne reverra plus . Jamais plus . Même quand une intimité réelle était née entre eux et vous . En Amérique , au Japon , en Chine , aux Indes , peut-être pensent -ils à vous quelquefois . La plupart du temps , on a oublié leur nom , leur visage . Colliers égrenés au hasard dont le temps écrase les perles . Jamais plus . Quand l' univers aura cessé d' exister pour vous même , vous ne savez pas s' ils le sauront , ni même , en admettant qu' ils l' apprennent , s' ils en recevront un choc , le plus petit choc au cœur . ”
