Résumé

Édouard Clavery Extrême-Orient 1940 (3ème édition… (1940)

La méthode des Maréchaux Bugeaud, Randon, en Algérie, Lyautey au Maroc, tel est l'exemple idéal dont s'inspirent les fils du Soleil Levant, dans l'antique Empire des Fleurs. Ils travaillent pour eux, comme il est clair, mais, en même temps, pour autrui, pour l'humanité. Il y va, du reste, de leur propre intérêt.
Comme l'a dit récemment M. André Duboscq, avec sa netteté coutumière : « une fois l'ordre rétabli, la Chine est assez grande pour donner de l'ouvrage et des profits, non seulement aux Chinois et aux Japonais, mais encore aux Européens et aux Américains ».
Source : Gallica

Édouard Clavery Extrême-Orient 1940 (3ème édition… (1940)

« Le Chinois a l'esprit grégaire. Il aime à s'unir en guildes, en sociétés commerciales ou politiques. Certains de ces groupements élargissent aujourd'hui leur horizon jusqu'à embrasser l'ensemble de la Chine et à la concevoir comme une patrie. Très fiers de sa civilisation millénaire ils réveillent le souvenir de son antique puissance et le contraste leur rend plus amères encore les atteintes portées à son intégrité et à son prestige. Ces idées se répandent peu à peu, même dans le peuple ».
Source : Gallica

Édouard Clavery Extrême-Orient 1940 (3ème édition… (1940)

Le peuple chinois, avec son assemblage de races, présente de telles différences que les habitants du nord et du sud peuvent, par exemple, souvent à peine être considérés comme appartenant au même peuple. L'Empire chinois n'impliquait donc pas, pour les Chinois, l'idée de nation, mais était plutôt un fait qui incarnait le trône sacré des dragons. Ce n'est qu'après que les idées étrangères eurent exercé l'influence sur les anciennes conceptions chinoises, que les Chinois cultivés (ayant fait des études en Europe ou en Amérique) apprirent à comprendre ce que c'est qu'une nation.
Source : Gallica

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