Carlo Sforza

Carlo Sforza

Résumé

Portrait de Carlo Sforza Carlo Sforza L'énigme chinoise (1928)

Oui, les Ching étaient une dynastie étrangère qui n'était sur le trône que depuis le XVIIe siècle; oui, ses princes n'étaient plus qu'une bande de dégénérés et de jouisseurs aux mains des eunuques ; oui, le jeune empereur Pu-Yi, qui vit dans une petite villa européenne à Tientsin, sur une concession étrangère, est probablement un pauvre d'esprit.
Mais tout cela n'a qu'une valeur épisodique. L'empire chinois était, est toujours quelque chose de bien plus haut que ses incarnations accidentelles : il fut la plus complète conception démocratique et théocratique que l'on vit jamais au monde.
Source : Gallica

Portrait de Carlo Sforza Carlo Sforza L'énigme chinoise (1928)

Pour la grande vallée du Yang-tsé, c'est-à-dire l'épine dorsale, l'essence même de la Chine, ce qui compte est Shanghai. Ville sans racines, sans âme, ville où jamais un de ses citoyens n'a désiré rentrer pour y mourir — tous ceux qui y sont morts ne l'ont pas fait exprès — seul le dollar y compte. Toute considération politique, morale, sociale, cède le pas à l'intérêt. Pas même : car l'intérêt est une réalité âpre et vraie, qui acquiert de la largeur et même quelque noblesse lorsqu'il calcule loin.
Source : Gallica

Portrait de Carlo Sforza Carlo Sforza L'énigme chinoise (1928)

Les contenus intellectuels de ces peuples peuvent être comparés à des cataractes et des cascades, plutôt qu'à des mers et des océans. Il n'y a pas de peuples qui soient plus riches d'idées qu'eux. Il n'y en a pas qui soient plus prêts à abandonner leurs idées.
« Par contre, l'alphabet chinois est, en tant que forteresse d'idées et de vérités, invulnérable à toutes les tempêtes; il a protégé la civilisation chinoise pour plus de quarante
siècles. Il est solide, carré, magnifique, comme l'esprit qu'il représente. »
Source : Gallica

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