Résumé

La Chine et le monde : étude des questions politiques… (1925-1930)

On suppose que tous les êtres humains descendent d'un auteur commun. D'après l'histoire de la Chine, tous les Chinois, c'est-à-dire la race Han, descendent de l'Empereur Jaune ou Houang-Ti. Puisqu'on n'est que la continuation de ses père et mère, alors, aimer ses parents, c'est s'aimer soi-même. Aimer ses ancêtres et les descendants de ces derniers, par conséquent tous les êtres humains, c'est encore s'aimer soi-même. Par déduction, quand on aime soi-même, on doit encore aimer ses semblables. Si
ses semblables souffrent, on souffrira autant.
Source : Gallica

La Chine et le monde : étude des questions politiques… (1925-1930)

Elle n'a ni la prétention de se servir du bolchevisme pour menacer la civilisation du XXe siècle, ni l'initiative de dresser le monde jaune contre le monde blanc pour conduire l'humanité à la ruine, ni l'imprudence de chasser tous ses amis étrangers de chez elle pour se faire l'unique ennemi du reste du monde. Au contraire, la Chine, raisonnable de tradition et pacifique de tout temps, ne demande qu'à travailler jusqu'au maximum pour le bien-être de tous les peuples du globe à la seule condition que les autres nations la traitent sur un pied de complète égalité.
Source : Gallica

La Chine et le monde : étude des questions politiques… (1925-1930)

Au point de vue politique, un sage doit occuper une fonction pour développer ses facultés et son intelligence, mais il doit s'arrêter en observant la doctrine du
Milieu, lorsque le chemin par lequel il obtint une fonction n'est pas droit. « Je n'ai jamais entendu dire, ajoute Mencius, que celui qui se courbe puisse rectifier les autres ; combien est-il moins possible que celui qui se déshonore, puisse rectifier l'Empire. La richesse et les honneurs sont l'objet du désir humain; si on ne peut pas les acquérir par le chemin droit, on ne doit pas les accepter. »
Source : Gallica

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