Résumé

A.-R. Tullié La Mandchourie et le conflit sino-japonais devant la Société des Nations… (1935)

La Société des Nations est un essai. Comme tel, elle doit surtout révéler les fautes et les lacunes de sa conception. Ce qu'il faut c'est le courage et la sérénité de rectifier et de redresser. Si les hommes ne le font pas, le temps et les événements se chargeront d'y procéder. Ce fut une erreur de vouloir appliquer à des pays qui échappent à la mentalité occidentale et dont l'un, la Chine, évolue encore dans un état d'inorganisation enlevant au pouvoir établi toute véritable autorité, des principes généraux qui valent seùlement pour des Etats fortement organisés.
Source : Gallica

A.-R. Tullié La Mandchourie et le conflit sino-japonais devant la Société des Nations… (1935)

Ce qui caractérise le Japonais, en effet, c'est moins peut-être la vivacité de son intelligence, la rectitude de son jugement, la qualité de son imagination, que la force de sa volonté, l'opiniâtre tenacité qui le raidit tout entier jusqu'à ce que soit atteint le but qu'il s'est proposé, une émotivité qui se dérobe sous une souriante impassibilité, un réalisme politique tel que peuvent seulement le comprendre les Anglo-Saxons, et que les Latins plus mesurés, mieux; équilibrés et plus idéalistes aussi entendent malaisément.
Source : Gallica

A.-R. Tullié La Mandchourie et le conflit sino-japonais devant la Société des Nations… (1935)

Le boycottage des produits étrangers a toujours été en Chine une forme de la xénophobie, de cette xénophobie lointaine et profonde qui trouve sa raison d'être dans le sentiment du Chinois d'une supériorité éclatante de sa civilisation sur la barbarie des autres peuples.
Pour la Chine, le boycottage a toujours, depuis qu'elle est ouverte aux influences étrangères, constitué un moyen plus ou moins efficace de faire face à ses difficultés diplomatiques, et de dériver les passions de politique intérieure.
Source : Gallica

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