Jules Leclercq, Chez les Jaunes : Japon, Chine… (1910)
“ Le 18 août, à 6 heures du matin, le boy chinois affecté au service de ma cabine, en venant m'éveiller pour le bain, m'apporte la grosse nouvelle que la terre est visible. En regardant par les hublots, j'aperçois une jonque japonaise qui flotte toutes voiles dehors. De hautes montagnes se profilent vaguement dans la distance, enveloppées de nuages. Nous sommes donc en vue de l'Empire du Soleil levant. Et j'éprouve cette émotion que tout voyageur a ressentie en arrivant devant la terre de ses rêves. La mer, d'un bleu magnifique, est unie comme un miroir. ”
