Jules Leclercq

Résumé

Jules Leclercq Chez les Jaunes : Japon, Chine… (1910)

Le 18 août, à 6 heures du matin, le boy chinois affecté au service de ma cabine, en venant m'éveiller pour le bain, m'apporte la grosse nouvelle que la terre est visible. En regardant par les hublots, j'aperçois une jonque japonaise qui flotte toutes voiles dehors. De hautes montagnes se profilent vaguement dans la distance, enveloppées de nuages. Nous sommes donc en vue de l'Empire du Soleil levant. Et j'éprouve cette émotion que tout voyageur a ressentie en arrivant devant la terre de ses rêves. La mer, d'un bleu magnifique, est unie comme un miroir.
Source : Gallica

Jules Leclercq Chez les Jaunes : Japon, Chine… (1910)

Ce qui charme plus encore à Nikko que les sanctuaires, c'est la montagne et la verdure. Je n'ai rien goûté de plus ravissant qu'une promenade matinale par le sentier qui part de l'hôtel et qui monte en zigzag vers les hauteurs voisines. Au bout d'une demiheure on atteint un pavillon en bambou d'où l'on domine le pont rouge et tous les temples de Nikko dont les toits incurvés émergent du plus adorable nid de verdure. Le son grave de la cloche du temple de Ieyasu monte du sein des bouquets de cryptomerias.
De délicieux villages sont profondément encaissés dans une étroite vallée.
Source : Gallica

Jules Leclercq Chez les Jaunes : Japon, Chine… (1910)

La propreté japonaise n'a été tant vantée par certains voyageurs que parce qu'ils n'avaient pas pénétré dans le Japon inconnu.
En quittant O-hara, nous abordons l'ascension du col de Kazusaka-toge; et c'est une rude épreuve. Nous nous épuisons sur un sentier en zigzag que nous abrégeons par les raccourcis : ce serait un jeu par une fraîche matinée; mais à l'heure la plus chaude du jour, par un soleil d'août, sur cette pente nue où il n'y a pas un pouce d'ombre ni de verdure, c'est un travail presque au-dessus des forces humaines.
Source : Gallica

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