Laurence Oliphant

Résumé

Laurence Oliphant Le Japon (Nouvelle édition...) (1875)

Une course à cheval sur une selle de laque, sans parasol, au milieu d'août, vous dispose à apprécier les charmes d'une maison à thé. Nous cherchons le coin le plus frais, nous nous étendons tout de notre long sur les nattes rembourrées, nous buvons du thé, nous mangeons des fruits, nous fumons des pipes imperceptibles et nous nous laissons éventer par de belles demoiselles, ce qui produit un assoupissement que vient troubler l'inexorable Tainoske en nous disant qu'il est temps de partir, et que, si nous voulons voir le temple, il faut braver de nouveau les rayons du soleil japonais.
Source : Gallica

Laurence Oliphant Le Japon (Nouvelle édition...) (1875)

Le pays a l'air peuplé et bien cultivé, ce qui nous porte à espérer que nous approchons d'une grande ville. Peu à peu des maisons bordent les rives, elles sont séparées par des potagers entourés de jolies barrières. Puis nous apercevons une masse compacte de maisons, une montagne surmontée d'un mur; les mâts
d'un grand nombre de jonques, au milieu d'eux la cheminée du Dove, et nous savons que nous touchons enfin le but et que les fatigues et les inquiétudes d'un mois sur la rivière sont enfin couronnées de succès.
Source : Gallica

Laurence Oliphant Le Japon (Nouvelle édition...) (1875)

Si Yedo est le Londres, et qu'Ohosaka soit le Paris du Japon, Kioto en est assurément la Rome. C'est là que réside l'empereur spirituel, toujours entouré d'une cour ecclésiastique innombrable, qu'on appelle le Dairi. C'est là que se trouve le célèbre tombeau du plus fameux des empereurs temporels du Japon, le grand Taïko-Sama, et c'est là qu'on peut admirer les temples les plus magnifiques et les plus imposants de l'empire. On dit que la population de Kioto s'élève à 500,000 âmes, et elle passe pour la principale, ville manufacturière de l'empire.
Source : Gallica

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