Résumé

A. Maufroid De Java au Japon par l'Indochine… (1913)

En quittant Hong-Haï nous rentrons dans la baie. Les rocs, à présent, sont noirs. Sur la surface assombrie de la mer se reflète la lueur affaiblie de la lune. Le spectacle est de plus en plus fantastique. Des silhouettes stupéfiantes s'érigent par centaines dans la nuit. Un colosse chinois est là devant nous caché dans l'eau jusqu'aux yeux. Seul son chapeau pointu surgit des flots. Ailleurs un Napoléon nous regarde, les sourcils froncés sous le fameux bicorne. Puis, nous côtoyons des ruines prodigieuses, des colonnes penchées sur lesquelles s'appuie le fronton d'un temple écroulé.
Source : Gallica

A. Maufroid De Java au Japon par l'Indochine… (1913)

Du haut de sa colline le Boro-Boedoer commande une vaste étendue de pays. La vue plonge dans la vallée du Kedoe, s'arrête au loin sur les montagnes bleuissantes de Minoreh, sur les cratères du Merbaboe et du Sembing. Et, au milieu de la plaine, surgit le pain de sucre énorme du Mérapi, le volcan qui anéantit en 1867 Djokyakarta sans parvenir à ébranler le vieux sanctuaire de Bouddha. Les sites magnifiques ne manquent pas à Java; mais ici, par une exception unique, le paysage qu'on admire semble n'être que le décor nécessaire à l'un des plus grandioses monuments qu'ait créés la main de l'homme.
Source : Gallica

A. Maufroid De Java au Japon par l'Indochine… (1913)

Nous voyons un champ de courses, un grand théâtre chinois, et plusieurs jardins qui seraient peut-être gais sous un beau soleil mais qui nous paraissent moroses par cette journée sombre.
C'est d'abord le jardin de Ya-Yen, le plus grand, où des pavillons de thé, aux riches boiseries sculptées, sont plus somptueux que le kiosque lacustre de la vieille cité, mais n'ont pas la séduction que donnent a celui-là son pont en zigzag et son étang.
Source : Gallica

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