Cäcilie von Rodt

Résumé

Cäcilie von Rodt Voyage d'une Suissesse autour du monde (1904)

Au-dessous de nous s'étend l'immense enceinte carrée de Péking, mais un Péking inconnu, que l'on ne s'attend pas à voir. Comme si un magicien avait touché de sa baguette les misérables huttes, les coins sordides et les rues sales pour les faire disparaître, la ville présente l'aspect d'un parc immense, d'un bois à perte de vue dont émerge, çà et là, un toit jaune, bleu ou vert clair. Les longues lignes grises des gigantesques murs crénelés garnis de tours d'observation, gardiennes du lieu très saint dans lequel nos regards profanes plongent, se dessinent nettement dans ce fouillis de verdure.
Source : Gallica

Cäcilie von Rodt Voyage d'une Suissesse autour du monde (1904)

A l'ombre des arbres séculaires, autour du temple de la Sagesse, il y a un pêle-mêle de bâtiments, de terrasses, d'escaliers, de balustrades de marbre blanc envahis par la mousse, d'étangs à moitié desséchés où quelques feuilles de lotus fanées complètent l'harmonie fruste du paysage automnal. Une seule chose détonne parmi toutes ces ruines, toute cette vétusté, et frappe par son air de fraîcheur et de jeunesse : c'est un païlo, ou arc de triomphe. En Chine, on élève des païlos en l'honneur de personnages distingués, hommes ou femmes.
Source : Gallica

Cäcilie von Rodt Voyage d'une Suissesse autour du monde (1904)

CHARGEMENT DES NOIX DE COCO
nature et l'art se sont unis pour faire de ce coin de terre un chef-d'œuvre de grâce et de beauté. Les arbres des tropiques, isolés ou en groupes magnifiques, s'élancent dans les airs; les pavillons remplis de plantes rares seraient un délicieux séjour de rêve; sous ce ciel béni, où le climat se charge de fournir la chaleur humide que l'on entretient dans nos serres, point n'est besoin de vitres, et un toit de bambou suffit pour protéger les plantes aimant l'ombre, contre les rayons trop ardents du soleil.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature