Cäcilie von Rodt, Voyage d'une Suissesse autour du monde (1904)
“ Au-dessous de nous s'étend l'immense enceinte carrée de Péking, mais un Péking inconnu, que l'on ne s'attend pas à voir. Comme si un magicien avait touché de sa baguette les misérables huttes, les coins sordides et les rues sales pour les faire disparaître, la ville présente l'aspect d'un parc immense, d'un bois à perte de vue dont émerge, çà et là, un toit jaune, bleu ou vert clair. Les longues lignes grises des gigantesques murs crénelés garnis de tours d'observation, gardiennes du lieu très saint dans lequel nos regards profanes plongent, se dessinent nettement dans ce fouillis de verdure. ”
